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Mot clé - taxation des actifs financiers

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samedi 27 février 2010

« Ne battons pas en retraite », Monique Stanciu, élue communiste

Voilà que la droite et le patronat nous ressortent le dossier des retraites. C'est reparti pour l'offensive médiatique pour nous expliquer que, non, il n'y a même pas matière à discuter, on n'a pas le choix, il faut reculer l'âge de la retraite et cotiser plus longtemps.

On oublie de rappeler quelques vérités utiles. Une : jamais notre société n'a produit autant de richesses qu'aujourd'hui.

Deux : à l'origine, les Caisses de retraites étaient financées à égalité par les salariés et les patrons. À grand coup d'exonérations fiscales censées créer des emplois, on a fait peser l'essentiel des retraites sur les salariés.

Trois : le déficit des retraites est dû au chômage et aux bas salaires. Si, au lieu d'aider les banques, on augmentait les salaires et agissait pour l'emploi, il n'y aurait plus de déficit.

Quatre : en taxant, même très peu, les dividendes des actionnaires, les milliards investis dans la spéculation, les stock-options… on résorberait le déficit pour longtemps.

La droite fait passer les retraités pour un fardeau. On oublie un peu vite qu'ils consomment, voyagent, font tourner l'économie !

Ils veulent nous condamner à la triple peine : cotiser plus, plus longtemps et toucher moins au final. Tout ça pour faire la démonstration qu'il n'y a point de salut hors de la retraite par capitalisation.

Mettons toutes les cartes sur la table. La question est vitale. Tous dans la rue pour la retraite... et vite !

vendredi 20 novembre 2009

Sur la suppression de la taxe professionnelle

Comme annoncé par Nicolas Sarkozy en février, le gouvernement a résolu de supprimer la taxe professionnelle dès 2010. Aucune concertation n'a été organisée avec les élus locaux, qui ont découvert dans le projet de loi les modes de compensation prévus, après des mois de flou entretenu par le gouvernement. Flou qui perdure néanmoins, puisque l'État se garde bien de donner ses projections sur les conséquences pour les collectivités.

Plus que jamais, il faut souligner la gravité de l'attaque que constitue la suppression de la taxe professionnelle. Le montant des compensations prévues serait largement inférieur aux recettes ; l'État, comme à son habitude, compensera cette perte de ressources par une dotation, sur laquelle les élus ne pourront pas influer, contrairement à l'impôt ; pire, elle diminuera de 5% par an. Cette perte d'autonomie financière remet en cause le principe de libre administration des collectivités territoriales, pourtant inscrit dans la Constitution et organise à terme un transfert d'impôts vers les ménages.

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