Élus communistes, partenaires et citoyens Villejuif

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Mot clé - suppressions de postes

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vendredi 17 octobre 2008

« Pour l'avenir, investir dans l'école... et s'investir », tribune collective

À l'initiative de la municipalité, le 6 octobre, « le comité d'action et de réflexion pour une école de la réussite » se réunissait pour la première fois. Une salle bien remplie : enseignants, parents, animateurs, élus, animateurs d'association et citoyens.

Un premier échange pour dénoncer et envisager des ripostes aux politiques de la droite qui s'attaquent aux bases mêmes de l'école de la République.

Mais aussi, des bases pour réfléchir en commun sur ce qui est à construire pour que notre système éducatif s'inscrive vraiment, au-delà des formules, dans un projet de réussite pour tous. Que doit être l'école de l'avenir pour être au service d'une société de progrès ?

Nous appelons à un large débat national. Mais pour permettre à chacun de participer, de cerner les enjeux et d'exprimer son opinion, ses propositions, le débat doit s'engager localement et déboucher sur des propositions de transformations aux niveaux national et local. Élus communistes, partenaires et citoyens, nous entendons bien participer à cette réflexion qui va se prolonger à Villejuif.

Dans le même temps, la protestation contre les mesures imposées à cette rentrée et prévues pour les rentrées suivantes doit être amplifiée. Les principaux syndicats d'enseignants, mais aussi des organisations de parents, d'étudiants, de lycéens, appellent tous les citoyens concernés par l'école à une manifestation nationale le dimanche 19 octobre « pour la défense du service public d'éducation ». Nous y serons, avec de nombreux Villejuifois.

lundi 29 septembre 2008

Villejuif s'engage pour une école de la réussite

L'école publique est parmi les premières victimes de la politique du gouvernement. L'année dernière, 11 200 postes ont été supprimés dans l'Éducation nationale. En 2009, ce seront 13 500 postes supprimés, dont 6 000 dans le primaire.

Le gouvernement impose aux enseignants un dispositif d'« accompagnement éducatif », assuré en dehors du temps scolaire. Il supprime pendant ce temps les réseaux d'aides aux élèves en difficulté (RASED), assurés pendant le temps scolaire par du personnel avec une formation spécifique.

La suppression de l'école le samedi matin bouleverse l'organisation de la journée de l'enfant, et donc des activités périscolaires, alors même que l'État réduit sans cesse les moyens accordés à l'école, plaçant les communes dans l'impossibilité d'assurer les actions éducatives nécessaires.

Le ministère refuse d'organiser le grand débat démocratique nécessaire sur l'avenir de l'école, celui qui permettrait à chacun d'exprimer ses attentes vis à vis du système éducatif. C'est pourquoi la ville de Villejuif décide de le faire naître en créant un Comité de réflexion et d'action pour une école de la réussite.

Tous les acteurs concernés - personnels de l'enseignement, parents, acteurs du périscolaire, associations, services municipaux... - sont donc invités à son installation :

Lundi 6 octobre à 19h

Salle du Conseil municipal.

jeudi 4 septembre 2008

« Mobilisation pour l'école ! », Fayçal Arrouche, citoyen

Après avoir sciemment asséché les caisses de l'État, le gouvernement s'entête dans sa politique de casse du service public. L'École est la première sacrifiée au nom de la rigueur budgétaire : 11 200 postes en moins en 2008 et 13 500 emplois en moins prévus pour 2009 !

À la suppression des postes, à l'absence de concertation, s'ajoute l'arbitraire des mesures de carte scolaire. À Villejuif, cela se traduit par la fermeture de 2 classes dans les maternelles Lebon et PVC avec 28 enfants non scolarisés. Mais aussi par le maintien, malgré la mobilisation des familles, de la fermeture de 2 classes dans les maternelles Cachin et Robespierre, laissant 40 enfants « sur le carreau ».

Cette inacceptable démission de l'État se traduira par des classes surchargées, menaçant l'apprentissage des enfants, mettant en cause leurs conditions d'étude et réduisant ainsi leur chance de réussite.

Comment justifier par ailleurs la baisse des moyens alloués aux RASED dont l'efficacité est reconnue par tous ? Comment accepter, en échange, un dispositif d'aide ponctuelle, calqué sur le modèle marchand du soutien scolaire, sans évaluation sérieuse, ni compensation de la charge supportée par les communes ?

Contre la logique de concurrence et l’acceptation des inégalités, il convient de faire collectivement front autour de la communauté éducative pour réfléchir ensemble et donner à l'école une chance de redevenir, dès demain, l'École de la réussite pour tous, l'École de la République.