Élus communistes, partenaires et citoyens Villejuif

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vendredi 16 avril 2010

Vœu sur l'hôpital Paul-Brousse et l'AP-HP

Vœu adopté par le Conseil municipal, jeudi 15 avril 2010

hopital-paul-brousse-villejuif.jpg

L'Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP), forte de son ancrage territorial, au plus proche des habitants, est mondialement reconnue comme un pôle performant et innovant. Elle effectue la moitié de la recherche médicale française.

Pourtant, l'AP-HP subit depuis de nombreuses années une politique d'asphyxie budgétaire et de suppressions de postes massives, au nom de plans de « retour à l'équilibre ». Inefficaces économiquement, ces plans ont néanmoins des conséquences immédiates : suppression de services, dégradation des conditions d'accueil et de soin des patients, notamment dans les services d'urgences, ainsi que des conditions de travail des personnels, entraînant des départs massifs.

Le nouveau « plan stratégique », annoncé en juillet 2009, conduirait à passer de 37 établissements à 13 « groupes hospitaliers ». Ces « regroupements » se solderaient par 5 000 suppressions de poste, dont de nombreux postes médicaux, d'ici 2014. Pourtant, le travail ne manque pas : les journées de repos que le personnel hospitalier n'a pas pu prendre, faute d'effectifs suffisants, représentent ainsi l'équivalent de 5 000 emplois !

Dans ce cadre, le regroupement de l'hôpital Paul-Brousse avec celui du Kremlin-Bicêtre et Antoine-Béclère, à Clamart, s'amorce. Aux 120 postes à supprimer en 2010 s'ajoutent 432 postes d'ici 2014, avec fermetures de services et transferts d'activités. A terme, c'est l'existence même de Paul-Brousse qui est menacée.

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mercredi 21 janvier 2009

Invitation à un débat public sur nos hôpitaux

Madame, Monsieur,

Il y a 20 ans, à l’occasion de la grève massive des infirmières, la France découvrait avec effarement les conditions de travail des soignants. Malgré les réformes successives, celles-ci n’ont cessé de se dégrader : établissements fermés ou démantelés, personnels surchargés, urgentistes épuisés, déficits chroniques frappant les hôpitaux les plus importants comme les plus performants. Pilier de notre système de soin, l’hôpital public va très mal, en témoignent les drames touchant ces dernières semaines plusieurs familles.

Régulièrement dénoncée par les personnels et les médecins, cette situation, sans lien avec les véritables besoins, est le fruit de choix gouvernementaux exclusivement basés sur la rentabilité financière ; ainsi notre pays est passé en 5 ans du 1er au 10e rang européen pour la qualité des soins.

C’est la responsabilité des personnels et des élus, avec la population, de s’insurger contre ces reculs en formulant d’autres choix que ceux qui nous ont conduits dans cette impasse.

Malgré notre constante opposition aux plans d’économie successifs, les hôpitaux Paul-Brousse, IGR, Paul-Guiraud, le CHU du Kremlin-Bicêtre, dans lesquels nous siégeons comme élus, subissent une véritable remise en cause de leurs missions spécifiques et de santé publique.

Il est temps de mettre un terme à la détérioration de notre système de santé.

La loi « Bachelot » présentée au Parlement fin janvier confirme cette logique de casse du service public hospitalier.

Face aux 800 millions d’euros de déficit cumulés par les hôpitaux publics en France, 360 milliards d’euros sont débloqués sans aucune contrepartie, pour permettre aux banques de sortir d’une crise qu’elles ont elles-mêmes suscitée. Alors que dans le même temps, une nouvelle réduction des moyens est imposée à la santé et à la protection sociale.

Dans ces conditions, nous appelons les personnels et la population à se rassembler pour témoigner, protester, engager le débat sur les propositions, prendre des initiatives d’action afin de s’opposer à la dégradation galopante des conditions de soins dans nos hôpitaux.

Personnel, usagers, nous souhaitons vivement votre présence et votre apport personnel à cette rencontre pour enrichir notre réflexion et nos actions.

Débat public sur nos hôpitaux

Mardi 27 janvier 2009 à 18h30

Espace-Congrès Les Esselières



Laurent GARNIER Gilles DELBOS Claudine CORDILLOT Alain DESMAREST Jean-Luc LAURENT
Membre du CA de l'IGR Président du CA de Paul-Guiraud Présidente du CS de Paul-Brousse Représentant du Val-de-Marne au CA de l'AP/HP Membre du CS de Bicêtre
Vice-président du Conseil général Conseiller général Maire de Villejuif Vice-président du Conseil général Maire du Kremlin-Bicêtre

vendredi 19 décembre 2008

« Face à la crise, exiger un bouclier social, le construire au quotidien », tribune collective

La crise économique oblige le gouvernement à bien des gesticulations : « plan de relance » destiné à aider les grands groupes à conserver leur taux de profit, « plan de sauvetage » des banques pour leur garantir le droit de spéculer encore en toute impunité... Et pendant ce temps, la question du « pouvoir d'achat » est ignorée, alors qu'elle est plus que jamais d'actualité.

Villejuif n'a pas attendu la crise pour mettre en place, à son niveau, des mesures concrètes

Mesures concrètes, d'abord, pour permettre l'accès de tous les Villejuifois à un maximum de services. Ce sont des services de santé près de chez vous (CMS, centre dentaire, SAMI...). Ce sont des activités pour tous – de l'aide aux devoirs à l'accompagnement à la recherche d'emploi - dans les Maison pour tous, les structures ouvertes ou au centre social.. C'est aussi la programmation culturelle riche et à petit prix dans les différents équipements.

Mesures concrètes, ensuite, pour des tarifs plus justes. Les tarifs de la restauration scolaire, des centres de loisirs, des écoles de danse, de musique, des Beaux-Arts, des activités sportives... sont calculés à partir du quotient familial prenant en compte les revenus, le loyer, le nombre d'enfants... Pas question cependant de pénaliser les couches moyennes par des tarifs dissuasifs : tous payent en dessous du coût réel.

Mesures concrètes, enfin, par les aides aux plus démunis. Outre les aides légales et celles du département, la commune dispose également d'un Fonds d'aide communal solidarité (FACS) pour tous les demandeurs d'emploi, ou encore d'un fonds d'aide aux retraités en situation de précarité.

Ces mesures, et bien d'autres encore, ne sont pas de l'argent versé aveuglement ici et là. Il s'agit pour nous d'affirmer que Villejuif est une ville solidaire, et que le sort de chaque Villejuifois nous concerne tous. C'est en ne laissant personne sur le bas côté qu'on traite à la racine le mal être de nos quartiers, la violence, le « froid glacial des eaux de l'égoïsme de classe ».

Mais nous en sommes bien conscients, ces questions dépassent de loin le cadre de la commune. Et c'est pourquoi nous nous battons à vos côtés pour les salaires, comme lors de la manifestation du 27 septembre dernier, pour obtenir une fiscalité locale plus juste. Ce que nous voulons, plutôt qu'un bouclier fiscal qui ne protège que les riches, c'est un bouclier social pour permettre à tous de vivre dignement.

jeudi 24 juillet 2008

« Soigner la sécu », Monique Stanciu et Muriel Roger, élues communistes

Pour remettre en cause la Sécu, le gouvernement ne fait pas preuve d'une grande imagination : au centre, la culpabilisation, et tout autour, une kyrielle de mesures qui visent toutes à ce que les soins soient payés par les patients eux-mêmes.

Franchises médicales, participation forfaitaire, forfait hospitalier... Petit à petit, la gratuité des soins, financée par la solidarité entre assurés sociaux, est remise en cause au profit de systèmes privés. C'est tourner le dos à l'accès aux soins pour tous, mais également mettre de nouvelles barrières entre les gens et les progrès médicaux dont chacun devrait bénéficier.

Parallèlement, l'hôpital public, l'autre pan de l'accès aux soins pour tous, est asphyxié. La tarification à l'activité, la pénurie organisée de personnels et la suppression de lits l'ont mis en quasi état de faillite. À Villejuif, l'IGR, premier centre européen de lutte contre le cancer, est face à une situation budgétaire catastrophique qui remet en cause sa capacité à assurer ses missions de service public.

Il n'y a aucune fatalité à ce que la Sécurité sociale, cet outil original et performant, ne puisse pas perdurer. Le trou de la Sécu, c'est seulement 12 milliards ; les exonérations patronales, c'est 28,7 milliards par an. Taxons les stock-options comme les salaires, et c'est 8,3 milliards de plus.

C'est une question de choix de société : le choix de l'individualisme, du non-accès aux soins pour le plus grand nombre ou le choix de la solidarité active entre tous.