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Mot clé - politique sociale

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vendredi 19 décembre 2008

« Face à la crise, exiger un bouclier social, le construire au quotidien », tribune collective

La crise économique oblige le gouvernement à bien des gesticulations : « plan de relance » destiné à aider les grands groupes à conserver leur taux de profit, « plan de sauvetage » des banques pour leur garantir le droit de spéculer encore en toute impunité... Et pendant ce temps, la question du « pouvoir d'achat » est ignorée, alors qu'elle est plus que jamais d'actualité.

Villejuif n'a pas attendu la crise pour mettre en place, à son niveau, des mesures concrètes

Mesures concrètes, d'abord, pour permettre l'accès de tous les Villejuifois à un maximum de services. Ce sont des services de santé près de chez vous (CMS, centre dentaire, SAMI...). Ce sont des activités pour tous – de l'aide aux devoirs à l'accompagnement à la recherche d'emploi - dans les Maison pour tous, les structures ouvertes ou au centre social.. C'est aussi la programmation culturelle riche et à petit prix dans les différents équipements.

Mesures concrètes, ensuite, pour des tarifs plus justes. Les tarifs de la restauration scolaire, des centres de loisirs, des écoles de danse, de musique, des Beaux-Arts, des activités sportives... sont calculés à partir du quotient familial prenant en compte les revenus, le loyer, le nombre d'enfants... Pas question cependant de pénaliser les couches moyennes par des tarifs dissuasifs : tous payent en dessous du coût réel.

Mesures concrètes, enfin, par les aides aux plus démunis. Outre les aides légales et celles du département, la commune dispose également d'un Fonds d'aide communal solidarité (FACS) pour tous les demandeurs d'emploi, ou encore d'un fonds d'aide aux retraités en situation de précarité.

Ces mesures, et bien d'autres encore, ne sont pas de l'argent versé aveuglement ici et là. Il s'agit pour nous d'affirmer que Villejuif est une ville solidaire, et que le sort de chaque Villejuifois nous concerne tous. C'est en ne laissant personne sur le bas côté qu'on traite à la racine le mal être de nos quartiers, la violence, le « froid glacial des eaux de l'égoïsme de classe ».

Mais nous en sommes bien conscients, ces questions dépassent de loin le cadre de la commune. Et c'est pourquoi nous nous battons à vos côtés pour les salaires, comme lors de la manifestation du 27 septembre dernier, pour obtenir une fiscalité locale plus juste. Ce que nous voulons, plutôt qu'un bouclier fiscal qui ne protège que les riches, c'est un bouclier social pour permettre à tous de vivre dignement.

jeudi 18 décembre 2008

« Ne pas abandonner les plus démunis », Rabah Bahloul, élu communiste

« Villejuif, ville solidaire », cela signifie que le sort de chaque Villejuifois nous concerne tous. Pour trop de nos concitoyens, la réalité quotidienne, c'est lutter contre la pauvreté, garder la tête hors de l'eau, ne pas ouvrir la boîte à lettres par peur du créancier, les dettes, les coupures d'électricité, la menace d'expulsion, les privations, la difficulté à se chauffer et à se nourrir convenablement, la dignité blessée. Une société moderne peut-elle s'accommoder de telles inégalités et injustices ?

Plus insupportable encore, la droite accuse les pauvres et les exclus : abonnés du surendettement, du RMI, chômeurs-feignants. Ils seraient les profiteurs du système. Que vaut l'urgence sociale face à la spéculation avec l'argent public ou le bouclier fiscal ?

Bien sûr, l'action de la municipalité ne s'adresse pas qu'aux plus fragilisés. Mais nous ne devons pas renoncer à des soutiens particuliers à celles et ceux qui sont les grandes victimes de la précarité. Nous devons aussi poursuivre, tous ensemble, l'accompagnement de l'insertion, parce que l'accès à un emploi et à un salaire décent est la meilleure sortie de la précarité. Aides directes, mais aussi indirectes, par le soutien constant aux associations de solidarité.

Avec la crise, de plus en plus de familles devront avoir recours aux aides sociales. Cela exigerait davantage de moyens de l'État, alors qu'au contraire, il ne cesse de ponctionner le budget des collectivités en charge de ces aides. Nous ne nous y résignons pas.