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Mot clé - identité nationale

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jeudi 25 février 2010

Pour la suppression du Ministère de l’identité nationale et de l’immigration

En janvier, Claudine Cordillot, maire, avait écrit au préfet concernant le « débat » sur l'Identité nationale, rappelant sa « vision de la citoyenneté généreuse, républicaine, laïque, solidaire et respectueuse d’autrui ».

Le Ministère de l'immigration et de l'identité nationale a introduit dans notre pays un risque d’enfermement identitaire et d’exclusion très grave. Très officiellement, on stigmatise l’étranger – et par ricochet, quiconque a l’air étranger. Réfugiés et migrants et leurs descendants sont séparés d’un « nous » national.

Exigeons la suppression de ce ministère aux fondamentaux racistes et nationalistes.

Manifestation

Samedi 27 février - 15h – Place de la Bourse
M° Bourse (ligne 3)

jeudi 7 janvier 2010

Claudine Cordillot refuse de participer au débat sur l'identité nationale

Voici le texte de la lettre envoyée par Claudine Cordillot, maire de Villejuif, au préfet du Val-de-Marne, en réponse à son invitation aux débats sur l'identité nationale. À diffuser largement !


Monsieur le Préfet,

J’ai bien reçu votre invitation à m’associer au débat sur l’identité nationale, que vous organisez le 11 janvier à Créteil, Thiais et Nogent-sur-Marne. Je n’y participerai pas, et je tenais à vous en exposer les raisons.


Je suis maire d’une ville dont les habitants sont porteurs, depuis des décennies, d’une vision de la citoyenneté généreuse, républicaine, laïque, solidaire et respectueuse d’autrui. Comme eux, j’ai la conviction que notre identité est écrite par les enfants, les femmes et les hommes qui vivent au quotidien leur ville, leur pays. S’il y a entre ces personnes des origines, des croyances, des idées, des coutumes différentes, elles méritent toutes la même attention, le même respect.

Notre identité est aussi le produit de l’Histoire, des conquêtes de notre peuple. Les droits acquis, les libertés démocratiques obtenues au prix de grands sacrifices par les générations qui nous ont précédés, les solidarités collectives, les services publics nés de la Libération en forment le socle. Or ce sont justement ces mêmes droits, libertés démocratiques et services publics que les promoteurs de ce débat s’emploient, avec une rare violence, à remettre en cause, sapant de ce fait les bases même de notre identité nationale dont ils se prétendent les champions…


Depuis qu’il a été lancé par le gouvernement et l’Élysée - avec sans aucun doute des arrières pensées électoralistes - ce débat a pris une tournure très inquiétante. Se focalisant sur l’immigration et l’Islam, il exprime des idées d’exclusion et de haine, quoiqu’en dise aujourd’hui son promoteur, Monsieur Besson. Je ne saurais mêler ma voix à ceux qui prétendent construire l’identité du pays contre ses minorités et contre une religion. Je ne saurais m’associer à ceux qui méprisent et rejettent.

La surenchère de déclarations et de propos racistes, xénophobes et islamophobes à laquelle nous assistons sur Internet, dans les médias, dans les réunions, doit cesser car elle est odieuse et dangereuse. Plutôt que de continuer à organiser un débat aussi scandaleux, dans lequel ce qui fait notre vraie identité nationale, ce qui fait que nous vivons ensemble sur notre terre de France, n’a rien à gagner, n’est-il pas plutôt urgent d’y mettre fin ?

Je vous prie de croire, Monsieur le Préfet, à l’assurance de ma considération distinguée.



Claudine Cordillot
Maire