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Mot clé - hôpital public

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mercredi 3 février 2010

Claudine Cordillot : « Il faut sauver l'hôpital Paul-Brousse ! »

Manif_P_BROUSSE.JPGL’hôpital Paul Brousse est gravement menacé. La direction de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris (AP-HP) vient d’annoncer un « plan d’économie » sur trois ans, qui verrait les 37 établissements parisiens et de banlieue réduits à 12 « groupes hospitaliers », avec à la clef la disparition de plusieurs hôpitaux et la suppression de 3000 à 4000 emplois de médecins, personnels soignants, administratifs et techniques à l’horizon 2012. Dans ce cadre, Paul-Brousse regroupé avec Bicêtre et Béclère, risque de voir ses activités de court séjour, de thérapies aigües mais aussi son prestigieux centre hépatobiliaire déménager à Bicêtre, ce qui, pour nombre de médecins, reviendrait à créer les conditions de la fermeture pure et simple de l’hôpital de Villejuif.

Qui peut prétendre que la suppression de centaines de lits et de milliers d’emplois médicaux et paramédicaux créera les conditions d’une meilleure qualité des soins ? Qui nous fera croire que la disparition d’établissements hospitaliers se fera dans l’intérêt des malades ? 

La vérité, c’est que ce plan répond à une logique comptable, qui relègue la qualité des soins et les besoins de santé loin derrière des impératifs financiers et dégrade chaque jour un peu plus l’hôpital public au profit du privé. Cette logique, au cœur de la loi Bachelot « hôpital, patients, santé, territoires », avait déjà contraint les trois hôpitaux Paul Brousse, Bicêtre et Béclère à engager conjointement un plan drastique appelé « efforts d’efficiences », se traduisant notamment par 120 emplois supprimés sur les trois sites dès cette année, et 432 d’ici 2012. Mais avec le plan stratégique de l’AP-HP qui vient d’être dévoilé, c’est maintenant de la survie même de l’hôpital villejuifois dont il est question à terme.


Paul Brousse, c’est 70.000 consultations par an, 22.000 admissions, 250.000 journées d’hospitalisation, plus de 700 lits, des spécialités nombreuses dans le traitement des pathologies hépatobiliaires, l’oncologie médicale, l’hématologie clinique, la lutte contre les infections, les addictions, la psychiatrie, les soins palliatifs, la gérontologie ; toutes ces spécialités s’appuyant sur des laboratoires de recherche implantés sur le site… C’est encore près de 200 médecins et chirurgiens, des équipes de chercheurs, plus de 1700 infirmières et soignants, agents administratifs, techniques et de maintenance qui soignent et entourent quotidiennement des patients venus d’Arcueil, de Cachan, Fresnes, Gentilly, du Kremlin-Bicêtre, de L'Hay-les-Roses, Villejuif, et au-delà de Thiais, Vitry Choisy-le-Roi, Ivry-sur-Seine, Orly, Rungis, Chevilly-Larue. Sa renommée est grande en Europe et dans le monde. N’est-ce pas là qu’a été pratiquée la première greffe de moelle osseuse en France, la première transplantation rénale et la première greffe hépatique ?

Un tel établissement hospitalier ne doit pas mourir. Or c’est ce que l’on se propose de faire en le vidant de sa substance et de ses forces vives.

Non, nous ne devons pas, nous ne pouvons pas laisser disparaître l’hôpital Paul Brousse !

Villejuif, le 28-01-2010

Claudine Cordillot

Maire de Villejuif,

Présidente de la Commission de surveillance de l’hôpital

mardi 28 avril 2009

Débat à Villejuif sur la loi Bachelot

À l'initiative du Collectif de défense des hôpitaux de Villejuif et du Kremlin-Bicêtre, Monique Stanciu, adjointe au maire de Villejuif en charge de la santé, organise un débat public :


Comment continuer à agir pour défendre l'hôpital public,
proposer une autre politique de santé
et de protection sociale solidaire et obtenir le retrait de la loi Bachelot ?


Salle du Conseil municipal

mercredi 29 avril à 20h30


Avec la participation de :


  • Jacqueline Fraysse, médecin, députée communiste en charge des questions de santé
  • Claudine Cordillot, maire de Villejuif, présidente du Conseil de surveillance de Paul-Brousse
  • Gilles Delbos, conseiller général, président du Conseil d'administration de Paul-Guiraud.

Ce sera l'occasion d'aborder plusieurs questions essentielles :

  • Quelle mobilisation contre la loi Bachelot et pour la défense de l'hôpital public ?
  • Quelles propositions pour l'accès aux soins et à la prévention pour tous ?
  • L'Europe et le marché de la santé ?

jeudi 24 juillet 2008

« Soigner la sécu », Monique Stanciu et Muriel Roger, élues communistes

Pour remettre en cause la Sécu, le gouvernement ne fait pas preuve d'une grande imagination : au centre, la culpabilisation, et tout autour, une kyrielle de mesures qui visent toutes à ce que les soins soient payés par les patients eux-mêmes.

Franchises médicales, participation forfaitaire, forfait hospitalier... Petit à petit, la gratuité des soins, financée par la solidarité entre assurés sociaux, est remise en cause au profit de systèmes privés. C'est tourner le dos à l'accès aux soins pour tous, mais également mettre de nouvelles barrières entre les gens et les progrès médicaux dont chacun devrait bénéficier.

Parallèlement, l'hôpital public, l'autre pan de l'accès aux soins pour tous, est asphyxié. La tarification à l'activité, la pénurie organisée de personnels et la suppression de lits l'ont mis en quasi état de faillite. À Villejuif, l'IGR, premier centre européen de lutte contre le cancer, est face à une situation budgétaire catastrophique qui remet en cause sa capacité à assurer ses missions de service public.

Il n'y a aucune fatalité à ce que la Sécurité sociale, cet outil original et performant, ne puisse pas perdurer. Le trou de la Sécu, c'est seulement 12 milliards ; les exonérations patronales, c'est 28,7 milliards par an. Taxons les stock-options comme les salaires, et c'est 8,3 milliards de plus.

C'est une question de choix de société : le choix de l'individualisme, du non-accès aux soins pour le plus grand nombre ou le choix de la solidarité active entre tous.