Le 27 décembre, l'armée israélienne a déclenché une vaste opération militaire dans la bande de Gaza. En 22 jours, cette opération aura fait 1 300 morts, dont de nombreux civils, de nombreux enfants. La situation humanitaire est effroyable, avec des milliers de blessés qui ne peuvent être soignés dans les hôpitaux gazaouites, du fait du blocus.

Cette escalade de la violence est intolérable et ne peut qu'éloigner la perspective d'une paix juste et durable, qui est pourtant la seule solution pour garantir la sécurité nécessaire aux Israéliens comme aux Palestiniens.

La pression internationale et diplomatique a permis un cessez-le-feu d'une semaine. C'est une première étape, mais il est fragile, et tous les efforts doivent être faits pour le consolider et parvenir à une solution durable.

Cette solution ne peut passer que par la création d'un État palestinien viable, à côté de l'État d'Israël, et par leur droit à vivre en sécurité dans des frontières garanties. Elle suppose également le respect du droit international et des résolutions de l'ONU, notamment celle de 1967, qui doivent servir de base aux négociations entre Israël et l'Autorité palestinienne.

Le conseil municipal de Villejuif, ville messagère de la paix, réuni le 20 janvier 2009, condamne fermement l'intervention militaire décidée par le gouvernement israélien dans la bande de Gaza, comme il condamne le tir de roquettes du Hamas sur des civils israéliens, tout en estimant que rien ne peut légitimer les massacres commis par l'intervention militaire israélienne.

Il exige un cessez-le-feu durable, afin que les opérations militaires cessent définitivement dans la bande de Gaza, afin de permettre la libre circulation des personnes et des biens et le retour au processus démocratique sur l'ensemble du territoire palestinien.

Il demande à la France et à l'Union européenne d'agir pour le respect du droit international et la reprise du dialogue, notamment en conditionnant ses accords de coopération avec Israël au respect du droit international, du droit humanitaire et des droits de l'homme.

La France doit se faire le porte-voix à l'ONU de la proposition d'une force internationale de protection et d'une résolution qui définisse les sanctions encourues par ceux qui violeront le droit.