Élus communistes, partenaires et citoyens Villejuif

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lundi 18 mai 2009

« Villejuif, au cœur de la métropole », Philippe Le Bris, élu communiste

Les annonces du président sur le Grand Paris marquent une étape importante.

L'implication des élus, des Villejuifois et des Val-de-Marnais a payé : le projet de métro en rocade reprend l'essentiel du tracé élaboré et défendu par les élus, et notamment d'Orbival. Il intègre également notre revendication de prolongation de la ligne 14 jusqu'à Orly.

Villejuif sera ainsi au cœur de la métropole, avec le tramway, la ligne 14 et le métro circulaire.

Le chef de l'État a défini dix « territoires de projet », dont Villejuif et son Cancer Campus. C'est la reconnaissance du dynamisme de notre ville !

Si Sarkozy recule sur son projet de collectivité mastodonte du « Grand Paris », il faut mettre un coup d'arrêt au « big bang territorial » de Balladur, dont le seul objectif est la main-mise de la droite et la régression des services publics.

La redistribution des richesses est la grande absente de ce discours. Le « Grand Paris » ne vaut que s'il est partagé par tous, que s'il bénéficie à tous. Pour cela, il faut du logement social dans toutes les villes. Il faut aussi des infrastructures et services publics dans les quartiers, ce qui signifie des moyens pour les collectivités.

Surtout, cela veut dire impliquer les citoyens dans le devenir de leur métropole. C'est ce que nous ferons pour notre Plan local d'urbanisme. C'est la clé du succès, et ce sera notre exigence de tous les instants.

mercredi 21 janvier 2009

Invitation à un débat public sur nos hôpitaux

Madame, Monsieur,

Il y a 20 ans, à l’occasion de la grève massive des infirmières, la France découvrait avec effarement les conditions de travail des soignants. Malgré les réformes successives, celles-ci n’ont cessé de se dégrader : établissements fermés ou démantelés, personnels surchargés, urgentistes épuisés, déficits chroniques frappant les hôpitaux les plus importants comme les plus performants. Pilier de notre système de soin, l’hôpital public va très mal, en témoignent les drames touchant ces dernières semaines plusieurs familles.

Régulièrement dénoncée par les personnels et les médecins, cette situation, sans lien avec les véritables besoins, est le fruit de choix gouvernementaux exclusivement basés sur la rentabilité financière ; ainsi notre pays est passé en 5 ans du 1er au 10e rang européen pour la qualité des soins.

C’est la responsabilité des personnels et des élus, avec la population, de s’insurger contre ces reculs en formulant d’autres choix que ceux qui nous ont conduits dans cette impasse.

Malgré notre constante opposition aux plans d’économie successifs, les hôpitaux Paul-Brousse, IGR, Paul-Guiraud, le CHU du Kremlin-Bicêtre, dans lesquels nous siégeons comme élus, subissent une véritable remise en cause de leurs missions spécifiques et de santé publique.

Il est temps de mettre un terme à la détérioration de notre système de santé.

La loi « Bachelot » présentée au Parlement fin janvier confirme cette logique de casse du service public hospitalier.

Face aux 800 millions d’euros de déficit cumulés par les hôpitaux publics en France, 360 milliards d’euros sont débloqués sans aucune contrepartie, pour permettre aux banques de sortir d’une crise qu’elles ont elles-mêmes suscitée. Alors que dans le même temps, une nouvelle réduction des moyens est imposée à la santé et à la protection sociale.

Dans ces conditions, nous appelons les personnels et la population à se rassembler pour témoigner, protester, engager le débat sur les propositions, prendre des initiatives d’action afin de s’opposer à la dégradation galopante des conditions de soins dans nos hôpitaux.

Personnel, usagers, nous souhaitons vivement votre présence et votre apport personnel à cette rencontre pour enrichir notre réflexion et nos actions.

Débat public sur nos hôpitaux

Mardi 27 janvier 2009 à 18h30

Espace-Congrès Les Esselières



Laurent GARNIER Gilles DELBOS Claudine CORDILLOT Alain DESMAREST Jean-Luc LAURENT
Membre du CA de l'IGR Président du CA de Paul-Guiraud Présidente du CS de Paul-Brousse Représentant du Val-de-Marne au CA de l'AP/HP Membre du CS de Bicêtre
Vice-président du Conseil général Conseiller général Maire de Villejuif Vice-président du Conseil général Maire du Kremlin-Bicêtre

jeudi 24 juillet 2008

« Soigner la sécu », Monique Stanciu et Muriel Roger, élues communistes

Pour remettre en cause la Sécu, le gouvernement ne fait pas preuve d'une grande imagination : au centre, la culpabilisation, et tout autour, une kyrielle de mesures qui visent toutes à ce que les soins soient payés par les patients eux-mêmes.

Franchises médicales, participation forfaitaire, forfait hospitalier... Petit à petit, la gratuité des soins, financée par la solidarité entre assurés sociaux, est remise en cause au profit de systèmes privés. C'est tourner le dos à l'accès aux soins pour tous, mais également mettre de nouvelles barrières entre les gens et les progrès médicaux dont chacun devrait bénéficier.

Parallèlement, l'hôpital public, l'autre pan de l'accès aux soins pour tous, est asphyxié. La tarification à l'activité, la pénurie organisée de personnels et la suppression de lits l'ont mis en quasi état de faillite. À Villejuif, l'IGR, premier centre européen de lutte contre le cancer, est face à une situation budgétaire catastrophique qui remet en cause sa capacité à assurer ses missions de service public.

Il n'y a aucune fatalité à ce que la Sécurité sociale, cet outil original et performant, ne puisse pas perdurer. Le trou de la Sécu, c'est seulement 12 milliards ; les exonérations patronales, c'est 28,7 milliards par an. Taxons les stock-options comme les salaires, et c'est 8,3 milliards de plus.

C'est une question de choix de société : le choix de l'individualisme, du non-accès aux soins pour le plus grand nombre ou le choix de la solidarité active entre tous.