Élus communistes, partenaires et citoyens Villejuif

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lundi 29 septembre 2008

Villejuif s'engage pour une école de la réussite

L'école publique est parmi les premières victimes de la politique du gouvernement. L'année dernière, 11 200 postes ont été supprimés dans l'Éducation nationale. En 2009, ce seront 13 500 postes supprimés, dont 6 000 dans le primaire.

Le gouvernement impose aux enseignants un dispositif d'« accompagnement éducatif », assuré en dehors du temps scolaire. Il supprime pendant ce temps les réseaux d'aides aux élèves en difficulté (RASED), assurés pendant le temps scolaire par du personnel avec une formation spécifique.

La suppression de l'école le samedi matin bouleverse l'organisation de la journée de l'enfant, et donc des activités périscolaires, alors même que l'État réduit sans cesse les moyens accordés à l'école, plaçant les communes dans l'impossibilité d'assurer les actions éducatives nécessaires.

Le ministère refuse d'organiser le grand débat démocratique nécessaire sur l'avenir de l'école, celui qui permettrait à chacun d'exprimer ses attentes vis à vis du système éducatif. C'est pourquoi la ville de Villejuif décide de le faire naître en créant un Comité de réflexion et d'action pour une école de la réussite.

Tous les acteurs concernés - personnels de l'enseignement, parents, acteurs du périscolaire, associations, services municipaux... - sont donc invités à son installation :

Lundi 6 octobre à 19h

Salle du Conseil municipal.

vendredi 5 septembre 2008

Inquiétude sur la rentrée des classes à Villejuif

Cette année encore, la rentrée des classes est marqué par un constat : il y a toujours plus d'élèves à scolariser pour autant de places.

À Villejuif, ce sont 4 classes de maternelle fermées (Robert-Lebon (ZEP), Paul Vaillant-Couturier, Cachin et Robespierre), la plupart dans des quartiers populaires, pour 188 demandes de scolarisation (notamment les tout petits). En primaire, les 4 ouvertures de classe ne suffisent pas à accueillir les 160 nouveaux élèves. La conséquence ? Des classes surchargées (entre 27 et 30 élèves en maternelle !), des listes d'attente et moins d'un enfant de moins de 3 ans sur deux scolarisé.

Les élus communistes, partenaires et citoyens dénoncent cette logique comptable qui dégrade chaque année les conditions d'enseignement et creuse les inégalités.

Trois postes du « réseau d'aides spécialisées aux élèves en difficultés » (RASED) ne sont pas pourvus cette année à Villejuif. Ce dispositif éprouvé, assuré par des enseignants formés qui intervenaient pendant le temps scolaire est remplacé par des heures supplémentaires assurées par les enseignants. Les enseignants, au contraire, savent que les actions de prévention et de correction des difficultés doivent s'effectuer dans le temps scolaire pour être efficaces.

150 tout petits sont en attente d'une place à l'école. Claudine Cordillot, maire de Villejuif, a demandé à l'Inspection académique que la CTP du 5 septembre débloque une ouverture de classe dans le secteur nord et une dans le secteur est, où les locaux sont d'ores et déjà disponibles.

Par ailleurs, la mairie met dès aujourd'hui en place un comité d'action et de réflexion pour l'école publique, associant tous les acteurs du monde éducatif et les élus.

Les élus communistes, partenaires et citoyens se mobiliseront à leurs côtés pour obtenir un nombre de places et de postes qui réponde vraiment aux besoins des Villejuifois.

jeudi 4 septembre 2008

« Mobilisation pour l'école ! », Fayçal Arrouche, citoyen

Après avoir sciemment asséché les caisses de l'État, le gouvernement s'entête dans sa politique de casse du service public. L'École est la première sacrifiée au nom de la rigueur budgétaire : 11 200 postes en moins en 2008 et 13 500 emplois en moins prévus pour 2009 !

À la suppression des postes, à l'absence de concertation, s'ajoute l'arbitraire des mesures de carte scolaire. À Villejuif, cela se traduit par la fermeture de 2 classes dans les maternelles Lebon et PVC avec 28 enfants non scolarisés. Mais aussi par le maintien, malgré la mobilisation des familles, de la fermeture de 2 classes dans les maternelles Cachin et Robespierre, laissant 40 enfants « sur le carreau ».

Cette inacceptable démission de l'État se traduira par des classes surchargées, menaçant l'apprentissage des enfants, mettant en cause leurs conditions d'étude et réduisant ainsi leur chance de réussite.

Comment justifier par ailleurs la baisse des moyens alloués aux RASED dont l'efficacité est reconnue par tous ? Comment accepter, en échange, un dispositif d'aide ponctuelle, calqué sur le modèle marchand du soutien scolaire, sans évaluation sérieuse, ni compensation de la charge supportée par les communes ?

Contre la logique de concurrence et l’acceptation des inégalités, il convient de faire collectivement front autour de la communauté éducative pour réfléchir ensemble et donner à l'école une chance de redevenir, dès demain, l'École de la réussite pour tous, l'École de la République.

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