Le 30 mai, le Sénat examinera le projet gouvernemental de réforme territoriale.

Alors même que ce texte de loi représente un grand bouleversement dans notre démocratie et dans la gestion des collectivités, ni les élus locaux ni les organisations syndicales n’ont été consultés. Mais surtout, son contenu nous inquiète, car il prévoit que les communes seront dessaisies  de leurs compétences souveraines en matière d’urbanisme, de maitrise des sols, d’habitat ou d’urgence sociale.

Une conférence territoriale dirigée par le préfet et des communautés d’agglomération, pour certaines imposées, deviendront les nouvelles instances décisionnaires, bien loin des préoccupations des habitants, comme la Métropole en Île de France. À rebours de toutes les coopérations volontaires tissées entre les villes de la Région depuis des années, cette nouvelle structure non représentative aura pour mission principale d’être « compétitive »  à l’échelle mondiale.

Le but ? Réduire l’expression démocratique locale, pour imposer l’austérité budgétaire à des populations qui la rejettent; La destruction des services publics de proximité pour parvenir au 4.5 milliards de réductions des dotations prévues selon de le dogme de la règle d’Or.

À Villejuif, nous voyons la politique autrement.

Notre conception de la politique c’est d’être au plus près des besoins des habitants, d’encourager au maximum l’implication des citoyens et de développer les services publics pour l’intérêt général.

C’est pourquoi, jeudi 30 mai, nous participerons au rassemblement devant le Sénat avec les élus communistes et républicains et les syndicats de fonctionnaires territoriaux contre le projet gouvernemental.


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