La paix est l’avenir de l’humanité.

Elle s’édifie dans un mouvement inverse à l’égoïsme, à la volonté de domination et à la violence. Elle ne se construit que petit à petit, par l’éducation, dans le respect et l’échange avec l’autre, le différent, l’étranger.

À l’intérieur de nos frontières, la droite et l’extrême droite excitent les haines ordinaires qui tirent leurs sources de la peur de l’avenir et du manque de perspectives. Des politiciens sans scrupules montent les pauvres contre les moins pauvres, les habitants des pavillons contre les habitants de logements sociaux, les immigrés depuis quelques générations contre les immigrés tout juste arrivés. Ainsi, tant que le peuple se déchire, le monde de la finance peut continuer à engraisser ses actionnaires sans être inquiété. La famille Le Pen est son meilleur allié.

En dehors de nos frontières, comme en Afghanistan ou en Syrie, la guerre s’exporte bien. Des guerres entre les peuples qui servent les intérêts des grandes puissances : il est souvent question de réserves de gaz, de pétrole ou de pipelines. Et il est troublant de constater que si l’on ne trouve plus d’argent pour les hôpitaux ou le financement de la retraite à 60 ans, il reste des milliards pour faire la guerre. Seule l’intervention des citoyens peut faire la différence. Oui, la paix est un choix politique. Nous l’avons fait.

Nous cultivons l’amitié entre les peuples, en aidant Mirandola, notre ville jumelle sinistrée, ou en soutenant des projets de codéveloppement au Sénégal, à Haïti ou aux Comores. C’est aussi le sens de notre action au sein du réseau mondial des Maires pour la Paix, et de nos semaines de culture de paix, du 21 septembre, journée internationale de la paix instituée par l’ONU, jusqu’à la Corrida annuelle.

Du quartier à la planète, la paix se cultive patiemment. À Villejuif cela commence par l’amélioration des conditions d’habitat, d’éducation, de soins et de culture dignes pour chacun.


Alain Rouy