Le nouveau traité est pire que ceux de Maastricht et de Lisbonne. 
Sous couvert de «?discipline budgétaire?», les critères de déficit public comparé aux richesses produites sont modifiés, imposant le niveau de 0,5?% contre 3?%. Si cet objectif n’est pas atteint, un «?mécanisme de correction?» se déclenche automatiquement. La combinaison de cet article et des deux règlements en cours d’adoption définitive entre le Parlement européen et le Conseil européen revient à donner le pouvoir d’élaboration des budgets de chaque État à la Commission européenne, non élue. C’est donc elle qui déterminera la répartition des contributions de chaque citoyen au pot commun, mais aussi l’orientation des dépenses publiques. Ce traité oblige à inscrire ces règles autoritaires «?au moyen de dispositions contraignantes et permanentes, de préférence constitutionnelles?». Ces directives «?contraignantes?» et «?permanentes?» annoncent donc l’austérité à perpétuité pour les peuples. Un État ne se conformant pas à ces injonctions sera traduit devant la Cour de justice de l’Union européenne.

Il en serait fini du droit essentiel des Parlements nationaux de décider du budget des Etats. Par voie de conséquence, la souveraineté des peuples serait réduite au rôle de gadget. On entrerait dans une Europe "a-démocratique" ou "post-démocratique" au nom d'une prétendue saine gestion des comptes publics. Il faut arrêter cette folie. Un débat citoyen sur le sens et les implications de ce traité doit avoir lieu. Il doit être sanctionné par un référendum. Pour vous permettre de le réclamer et de mener campagne autour de vous, l'Humanité met à disposition 

une pétition "POUR UN REFERENDUM SUR LE TRAITE BUDGETAIRE". 

L'urgence et la gravité de ce qui se joue imposent de réagir au coeur de l'été avec une étape retentissante lors de la fête de l'Humanité les 14, 15 et 16 septembre.

Ensemble, pour que vive la démocratie, pour que notre pays garde la possibilité de mener une politique de gauche.