Par Monique Stanciu, maire-adjointe déléguée à la politique de santé, à l’hygiène et aux projets scientifiques. 


Le 15 juin, la coordination nationale et un grand nombre d’associations, de partis politiques, de syndicats et de collectifs de défense composés de professionnels de santé, d’usagers et d’élus se sont donnés rendez-vous pour alerter sur les dangers qui pèsent encore et toujours sur notre système de protection sociale, sur nos hôpitaux publics, maternités et centres de santé, et plus largement sur l’accès aux soins.

La réduction continue des budgets de la santé met en péril la survie de bon nombre de structures publiques: Les hôpitaux et les maternités ferment des lits, comme l’Hôtel Dieu, Beaujon, les Bluets, les Lilas, Bichat, Louis Mourier et bien d’autres en région parisienne. Les centres de santé sont également menacés, alors même qu’ils assurent les soins de premiers recours et pratiquent le tiers payant. De plus, les franchises médicales, les dépassements d’honoraires et le reste à charge pour les familles modestes sont autant de freins au droit à la santé pour tous !

Les promesses de Mme la ministre, surtout prompte à répondre aux demandes du secteur libéral, ne permettrons pas de stopper l’hémorragie. Les hôpitaux de l’APH Paris restent sous le coup des 150 millions d’euros de déficits à résorber, dus en grande parte à la convergence tarifaire, désormais heureusement abrogée, mais aussi à la baisse des dotations et à la tarification à l’activité. Comme l’État se désengage financièrement, la poursuite de l'activité n’est possible que par le recours à l’emprunt bancaire qui grève les budgets de manière indue.

Villejuif et ses 3 hôpitaux (Paul Guiraud, Paul Brousse et Gustave Roussy, qui étaient représentés à la manif) ne sont pas épargnés. Le groupe Hospitalier 3B (qui comprend le KB, Béclère et Paul Brousse) doit réduire de 10 millions son déficit et Paul Guiraud a prévu de fermer 10 % de ses lits cet été.

Les résultats de ces politiques austéritaires ?  2 franciliens sur 3 ont dû renoncer, faute de moyens, à des soins médicaux en 2012. Et l’écart entre catégories socio-professionnelles se creuse. En France, l’espérance de vie en bonne santé d’un cadre est supérieure de 8 ans à celle d’un manœuvre.

De grands dangers menacent les populations les plus en difficulté. Les inégalités d’accès aux soins sont de plus en plus criantes dans le pays précurseur de la protection social où la résorption de déficits publics dictés par les plans européens conduit à recul devenu injuste et inacceptable.

Il convient de ne pas continuer dans cette voie, c’est ce qu’en ont conclu les participants à la journée du 15 juin ! Un autre rendez-vous est en préparation, nous vous en tiendrons informés.

Cliquez ici pour rejoindre le site de la coordination nationale