CONSIDERANT que le 26 janvier 2011, un accord était conclu entre l’Etat, la Région et les collectivités territoriales pour le réseau du Grand Paris Express (GPE) et pour la modernisation du réseau de transport actuel,

CONSIDERANT le contenu du rapport Auzannet, remis le 13 décembre 2012, à Madame la ministre de l’égalité des territoires et du logement, qui l’a rendu public, qui préconise d’échelonner la réalisation du GPE et de prioriser certains tronçons, ce qui remet donc en cause les engagements et le calendrier fixés lors de l’accord du 26 janvier 2011,

CONSIDERANT la forte mobilisation populaire depuis des années et le consensus politique qui s’est réalisé notamment dans le Val-de-Marne autour du projet Orbival et ensuite du Grand Paris Express,

CONSIDERANT la réunion publique  organisée  à Villejuif le 18 octobre dernier dans le cadre de la concertation renforcée qui a rassemblé près de 400 personnes (plus de 6000 sur la ligne rouge sud)  témoignant dans leur très grande majorité de leur fort attachement à la réalisation du GPE et ce dans les délais les plus rapides,

CONSIDERANT la situation de saturation actuelle des transports qui exaspère chaque jour des millions de franciliens,

CONSIDERANT que les préconisations du rapport Auzannet remettent en cause la réussite de très nombreux projets dont ceux inscrits dans les Contrats de développement territorial (CDT),

CONSIDERANT que la question du Grand Paris ne se résume pas aux seuls transports et qu’il s’agit d’un projet multidimensionnel incluant le développement économique, l’emploi, l’aménagement et le logement,

CONSIDERANT que le projet du GPE dans son intégralité est porteur de croissance économique pour l’Ile-de-France, qu’il va générer la création de nombreux emplois dont nos populations ont tant besoin,

CONSIDERANT la signature avec l’Etat, le 30 novembre dernier, du projet de contrat de développement territorial de la Vallée Scientifique de la Bièvre « Campus sciences et santé » qui engage un partenariat opérationnel, entre l'État et les collectivités locales, pour favoriser le développement des secteurs desservis par le réseau Grand Paris Express et concourant au développement régional et aux "objectifs du Grand Paris",

CONSIDERANT l’enjeu majeur pour Villejuif et la métropole  du projet scientifique, médical, économique, d’envergure internationale Cancer campus,

CONSIDERANT la forte mobilisation des élus de toutes sensibilités politiques qui, dans le cadre du Comité stratégique de la société du Grand Paris et de Paris métropole, ont tenu à réaffirmer leur volonté de voir se réaliser l’intégralité du réseau conformément à l’accord du 26 janvier 2011,

 

LE CONSEIL MUNICIPAL DE VILLEJUIF :

 

AFFIRME que les préconisations du rapport Auzannet consistant à échelonner la réalisation du GPE et à séquencer le réseau sont inacceptables et en totale contradiction avec les exigences exprimées par nos concitoyens  lors des réunions publiques organisées dans les communes et qu’elles compromettraient de nombreux projets urbains et économiques portés notamment dans le cadre des CDT ;

DEMANDE donc au gouvernement de confirmer dans son intégralité le projet du réseau du Grand Paris Express issu de l’accord du 26 janvier 2011 entre l’Etat, la Région et les collectivités locales ;

DEMANDE au Gouvernement de réunir l’ensemble des élus et acteurs concernés afin de dégager des pistes sérieuses notamment sur les questions de financement permettant de tenir les engagements de réalisation du GPE ;

REAFFIRME que le prolongement sud de la ligne 14 (bleue) doit être réalisé d’un seul tenant et non par phasage, pour ne pas retarder la mise en service du métro jusqu’à l’aéroport d’Orly et sa correspondance avec la future gare d’interconnexion TGV et demande à ce que l’enquête publique sur le tronçon de la ligne Rouge Pont de Sèvres-Noisy le Champs soit lancée dans les plus brefs délais.

DEMANDE que la gare Chevilly « Trois communes » soit considérée, au même titre que les autres gares de la ligne bleue, comme définitive, et non plus optionnelle.