Le budget proposé est un budget responsable. Au prix de quels efforts !

Il y a les efforts demandés aux services, aux personnels. Ils ont déjà fourni énormément d'efforts en 2009, le compte administratif l'a prouvé à cette Assemblée, et tous les élus de l'exécutif ont pu le vivre au jour le jour dans leur secteur. Ces efforts de gestion ont été poursuivis dans la préparation budgétaire. L'exécution budgétaire continuera à être très rigoureuse, particulièrement maîtrisée.

Il y a aussi l'effort demandé aux Villejuifois, l'effort fiscal. C'est un débat et un choix difficile, toujours. Après trois ans de stabilisation, nous avons décidé, l'an passé, d'augmenter les taux de 2,5%, loin en dessous de la moyenne nationale. Après de très longs débats, à l'intérieur de chaque groupe et dans la majorité, nous avons choisi de continuer à maîtriser la pression fiscale, en les augmentant de manière encore plus modérée, de 2%. Cela représente 600 000 € : 2/3 de ce que nous perdons en taxe foncière à cause de la vente du patrimoine Icade. Cela nous permet de ne pas recourir à des suppressions pures et simples de services.

Nous voulons tout faire pour assurer l'avenir du service public local. Il s'agit d'éviter d'être contraints, demain, à une hausse brutale des taux, à des fermetures de service, à des licenciements

Nous l'avons déjà dit : la pression fiscale est importante, trop importante. Il y aurait urgence à ce qu'on réforme la fiscalité locale pour qu'elle soit plus juste, par exemple en taxant les actifs financiers ; à la place, on nous propose de la faire peser quasi-intégralement sur les ménages.

En 2008, nous avions mis la démocratie au cœur de notre contrat municipal. La démocratie, ça commence par tenir nos engagements. C'est pourquoi nous maintenons toutes nos ambitions.

La programmation d'investissements en est la preuve. Après le stade nautique, il y a le marché Delaune : l'aménagement du marché provisoire commencera d'ailleurs cet été. Suivront la rénovation de l'ensemble Karl-Marx, conjointement avec le Conseil général. Parallèlement, l'aménagement du pôle Aragon continue.

Les écoles représentent encore une fois une part considérable de notre budget : l'extension à Pasteur, rendue nécessaire par l'attractivité de Villejuif pour des populations jeunes, les rénovations urgentes à Marcel-Cachin, la réfection des toitures de l'école Paul-Vaillant-Couturier...

Nous construirons aussi une crèche de 40 berceaux aux Guipons, et ce malgré le désengagement dramatique de la CAF. Là aussi, il faudra le dénoncer et mettre en échec le gouvernement.

Nous maintenons aussi nos engagements sur l'évolution du service public local. Sandra Da Silva Pereira l'a, en notre nom, développé lors du débat d'orientations budgétaires. Je voudrais simplement rappeler deux choses : faire évoluer le service public, c'est nécessaire en tous temps, parce que les besoins des populations évoluent. Je crois d'ailleurs que ce constat est partagé par tous : agents, élus, Villejuifois. Raison de plus pour y travailler ensemble. C'est le sens des concertations que nous engageons avec les agents et les Villejuifois.

Mais nous ne ferons pas plus avec moins. Il y a des projets que nous n'avons pas pu inscrire, cette année, dans notre budget. Nous sommes amenés à réduire certains services, à regret. Les contraintes budgétaires sont aussi parfois un frein à l'évolution du service public : difficile de mobiliser les énergies sur l'amélioration du service, quand on manque de fournitures essentielles !

Les élus communistes, partenaires et citoyens ne considèrent aucun de ces projets comme abandonnés. C'est pour nous hors de question : ce sont des projets qui ont été construits avec les Villejuifois, travaillés avec les services, portés par les élus. Ce ne sont pas des idées saugrenues ou des projets extraordinaires : juste ce dont les habitants ont besoin.

L'adoption d'un « budget d'exigences » est le signe que nous gardons totalement nos ambitions.

L'ambition d'obtenir les moyens que les enfants de Villejuif étudient dans les meilleures conditions possibles. De notre côté, nous investissons pour les générations futures : après la construction de Robert-Lebon et George-Sand, nous continuons avec la rénovation de Karl-Marx, l'extension de Pasteur, les travaux d'urgence à Cachin. Et pendant ce temps, que fait l'État, à part ponctionner les familles et les collectivités locales ? Pour obtenir la réhabilitation complète du groupe scolaire Cachin, du gymnase Langevin, sachons nous rassembler comme nous l’avions fait, avec succès, contre la suppression de la dotation de solidarité urbaine (DSU).

L'ambition de rénover les quartiers populaires. Nous avions déposé un dossier solide auprès de l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU), avec les villes de l'Haÿ-les-Roses et Chevilly-Larue. Dossier refusé sans raison, alors que le sous-préfet reconnaît qu'il y aurait là un besoin urgent. De notre côté, nous n'avons pas baissé les bras : la preuve avec la requalification du pôle Aragon et tous les projets pour les quartiers sud. Raison de plus pour obtenir les moyens pour la rénovation !

Nous avons les projets, construits avec et pour les Villejuifois. Nous avons aussi des propositions pour en obtenir les moyens : taxer les actifs financiers, mais aussi obtenir des emprunts à taux bonifiés, et pourquoi pas à taux zéro, comme l'État l'a fait pour les banques. Voilà qui serait un vrai plan de relance efficace !

Nous pensons que ces projets et ces revendications peuvent rassembler largement. Les Villejuifois et les agents ne sont pas des petits soldats ; mais l'histoire montre qu'ils ont la culture de la lutte, qu'ils savent se mobiliser pour leur ville, pour les projets dont ils ont besoin.

Dès ce soir commence la mobilisation pour ces projets. La première initiative, ça sera d'en discuter avec les Villejuifois : le double budget ne s'arrête pas dans cette salle, on en entendra parler dans la ville !

Très rapidement, nous prendrons des initiatives pour être vus et entendus du gouvernement, de son représentant, le préfet. Nous nous joindrons aux initiatives prises par d'autres, comme celle du 20 mai devant Matignon, à l'appel du président du Conseil général, Christian Favier. Il faut que la volonté des Villejuifois se voie, jusqu'en dehors de Villejuif. C'est un combat de longue haleine qui continue !