Vendredi 15 mars, jour de la  fin de la trêve hivernale, le Maire de Villejuif signera, cette année encore, un arrêté anti-expulsions. Dans un contexte économique qui aggrave encore les difficultés de certains locataires confrontés au chômage et à la précarité ces mesures sont de l’ordre de la survie. En 2011, plus de 50 000 familles avaient été expulsées de leur logement sur tout le territoire.

Une délégation d’élus de toute l’île de France se rendra ce même jour à 11h au ministère du logement où ils ont demandé à être reçus par la Ministre madame Cécile Duflot. La nouvelle majorité élue peut impulser une nouvelle façon d’aborder la politique du logement, notamment en qui concerne la pratique des expulsions. Un bon signal a déjà été donné avec le report au 31 mars de la trêve hivernale, annoncée hier, mais qui reste très insuffisant. Les élus Communistes et républicains demandent au gouvernement de prononcer immédiatement pour 2013 un moratoire pour toutes les expulsions de familles victimes de dettes locatives liées aux conséquences de la crise. Ce moratoire permettrait d'engager avec les associations, les bailleurs et les élus locaux la construction d'un nouveau dispositif sécurisant le droit au logement et les parcours de vie tout au long de la vie pour tous, quels qu'en soient les aléas.

Dans un pays riche et moderne, le droit au logement pour tous doit prévaloir au droit á la rente. Aucune famille, aucun enfant ne doit être jeté á la rue pour défaut de paiement des loyers. Le Président de la république doit tenir en priorité son engagement de construire massivement des logements, en privilégiant des logements très sociaux, pour répondre enfin à la demande croissante (4000 000 demandeurs de logement social) et aux situations de mal logement de près d’1 million de personnes en France (rapport de la fondation Abbé Pierre). Parmi eux, 122 000 familles avec 243 000 enfants vivent dans des logements insalubres ou menaçant de tomber en ruine et qui induisent des pathologies graves chez leurs habitants.

Depuis longtemps, la lutte contre l’habitat indigne et en faveur du  logement pour tous est un combat prioritaire des différentes équipes municipales qui se sont succédées à Villejuif. Aujourd’hui notre ville compte près de 36% de logements sociaux, un taux élevé au regard de la moyenne nationale mais encore en deçà des besoins des habitants. Par ailleurs, en lien avec la communauté d’agglomération du Val de Bièvre, un PIG (programme d’intérêt général) contre le logement insalubre a été mis en place sur notre commune.

C’est pourquoi les élus Villejuifois participeront à ce rassemblement, accompagnés de représentants de partis politiques et d’association mais également d’une vingtaine d’habitants pour beaucoup demandeurs de logement eux-mêmes. Leur mobilisation s’inscrit dans la suite d’une réunion d’information à l’attention des demandeurs de logement animée par Rabah Bahloul et Valérie Moncourtois qui avait eu lieu le 29 janvier dernier. Subséquemment, une douzaine d’entre eux se sont rendus, à l’initiative de l’adjoint au logement, à une journée de débats à l’Assemblée nationale animée par l’ANECR le 1er février.


Les propositions du Front de gauche, telles que l’augmentation des amendes pour les maires qui ne respectent pas la loi SRU (25% de logement social par commune), l’accroissement du volume de construction de logement social ou le plafonnement des loyers y ont été débattues par de nombreux intervenants représentants de la CGT, de la fondation Abbé Pierre, de la CNL, par des élus du front de gauche et EELV, des architectes, des promoteurs, des bailleurs, des présidents d’office HLM, etc. Ces échanges ont permis à chacun de se rendre compte que les conséquences dramatiques de la crise du logement ne sont pas une fatalité et que la mobilisation de toutes les forces progressistes peut nous conduire à l’éradiquer.


Rendez-vous est donné pour un départ collectif vendredi 15 mars à 9h30 sur le parvis de la mairie afin de se rendre à 11h au ministère du logement 72 rue de Varenne à Paris.