Nous maires et élus municipaux des communes d’Arcueil, Athis-Mons, Gentilly, Cachan, Kremlin-Bicêtre, Fresnes, L’Hay les Roses, Paray Vieille Poste, Chevilly Larue, Thiais, Rungis, Vitry-sur-Seine, Bagneux, Villejuif, le Président du Conseil Général du Val de Marne, les parlementaires, l’association Orbival et des acteurs économiques, sociaux, rassemblés avec  les populations de leurs territoires pour réaffirmer leur volonté de voir aboutir dans les meilleurs délais la réalisation du réseau de métro du Grand Paris Express dans sa globalité et sa cohérence.

Réunis le 5 février 2013 à Villejuif après avoir pris connaissance du rapport Auzannet, commandé par Madame Cécile Duflot, et publié par le gouvernement qui préconise de reporter à 2030 le financement de tronçons entiers du réseau :

- pour la ligne rouge Pont de Sèvres Noisy /Champs, les hypothèses avancées remettent en cause en profondeur tout le travail mené jusqu’à présent et toute sa cohérence.

- pour la ligne bleue et son prolongement jusqu’à ORLY, il préconise un report de 6 ans de la réalisation renvoyant à 2030 sa mise en service.

Nous affirmons : que retarder la réalisation du GPE et le réaliser par tronçons sans fonctionnalité, c’est renchérir le coût du projet et affaiblir son impact sur l’amélioration des conditions de transports des Franciliens.

Que dans une région dont le PIB avoisine 570 milliards d’€, ce projet est un projet réaliste, indispensable à la relance économique et à un développement plus équilibré de la Métropole.

Nous demandons au gouvernement de dégager les recettes nécessaires pour réaliser le projet dans sa globalité, car nous le répétons, seul le maillage des lignes est cohérent.

D’ores et déjà, chaque foyer francilien, les collectivités, les entreprises contribuent, à un financement annuel du projet de l’ordre de 400 millions d’euros. Malheureusement, la partie la plus dynamique de ces ressources a été plafonnée, ces deux dernières années.

 Un nouveau plan de financement est à envisager

•le recours à l’emprunt sur de plus longues périodes et à meilleur taux (rappelons-nous que le métro parisien n’a été achevé de payer qu’en 1978)

•la modernisation des outils fiscaux déjà utilisés pour le financement de la Société du Grand Paris

•l’attribution de nouvelles ressources

En aucun cas les contraintes budgétaires ne peuvent être un frein au lancement de ce projet.

Réunis mardi  5 février, tous les élus du territoire, dans leur diversité, les acteurs économiques, les habitants adressent un appel solennel au Premier Ministre pour qu’il réponde favorablement aux attentes des franciliens, qu’il s’engage à réaliser dans sa globalité et sa cohérence le réseau du métro du Grand Paris Express, qu’il prenne les décisions nécessaires pour en assurer son financement et qu’il lance sans attendre l’enquête publique sur la ligne rouge.

La mobilisation en vidéo, c'est par ici!