Avec 15,8% de chômeurs et des grandes entreprises qui licencient en masse, la situation de l’emploi en France n’en finit pas de se dégrader sous les effets conjoints de la crise et des appétits de la finance. Les Villejuifois ne sont pas épargnés, avec 4000 demandeurs d’emploi.

L’emploi a été l’objet de nombreux rapports, dont celui, très controversé, de Louis Gallois réduisant la compétitivité de notre pays au seul coût du travail là où nous pensons qu’il faut considérer également la formation, le service public, l’état de santé des travailleurs, etc.

C’est à partir de ce même postulat que nous contestons les accords signés par le MEDEF et trois syndicats, rejetés par la CGT et FO. Une des mesures phares permettra en cas de baisse de l’activité d’une entreprise de généraliser le chômage partiel sans indemnités chômage pendant deux ans, puis de licencier. Pour les 50% de salariés gagnant moins de 1675 euros mensuel, les difficultés et les dettes s’accumuleront quand le salaire sera réduit d’un quart ou de moitié, avant de se retrouver sans emploi. Par ailleurs, le temps partiel minimum passerait de 20 à 24h, avec la possibilité pour l’employeur de lisser ce temps de travail sur l’année, transformant ainsi le salarié en véritable variable d’ajustement.

C’est tout autrement qu’il faut combattre le chômage. Par exemple avec des mesures comme les contrats d’avenir et les contrats de génération, qui s’attachent concrètement à résorber le chômage des jeunes et des séniors. Villejuif et la CAVB s’engagent résolument dans ce processus. C’est aussi en construisant des projets d’avenir, comme la future ZAC Aragon porteuse d’emplois de services non dé-localisables et par le développement de chartes d’emploi local.

Mais cela ne peut pas suffire : les politiques d’austérité en Europe empêchent la relance économique, alors que les investissements publics créeraient des emplois par milliers, comme le fera le Grand Paris Express. Ils doivent être réalisés, sans attendre !