Élus communistes, partenaires et citoyens Villejuif

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vendredi 13 décembre 2013

Vote du budget 2014: à Villejuif c'est l'humain d'abord!

Intervention pour le groupe des élus communistes partenaires et citoyens de

Sandra Da Silva Pereira, présidente de groupe

et Maire-adjointe déléguée à la Démocratie participative, la Citoyenneté et la Tranquillité publique

 

Au moment de voter le dernier budget de cette mandature nous avons beaucoup d’interrogations et beaucoup d’inquiétudes sur la possibilité pour notre commune, demain, de faire vivre ses services publics et de répondre aux besoins de la population.

La création de l’unité administrative de la métropole parisienne, qui nous est imposée malgré l’opposition active de la majorité des élus locaux, signifie tout d’abord un bouleversement démocratique et un éloignement du citoyen du centre de décisions.

Par ailleurs, certaines compétences assumées aujourd’hui par les communes, ou par les communautés d’agglomération qui sont le fruit d’un long travail de collaboration avec nos voisins pour l’intérêt général, lui seront transférés.

Enfin, les capacités de financement des communes seront fortement réduites alors même qu’elles représentent plus de 70% de l’investissement public réalisé dans ce pays.

 

Dans les faits, c’est plus de 30 000 postes de fonctionnaires qui, par la succession des différents transferts prévus, pourraient être supprimés à court terme en île de France. Je pense sincèrement que c’est faire fausse route. Et nous continuerons à nous opposer à cette vision de gestion comptable et libérale du service public. 

Car au-delà des chiffres, c’est de la réalité humaine dont il s’agit véritablement, mais aussi de la cohésion d’une société frappée par une crise profonde. Notre budget en est la démonstration.

 

Dans la continuité des années précédentes nous avons confirmé la hausse des crédits pour le CCAS, le CMS, les dépenses relatives à l’enfance, à la culture et à l’éducation. Dans la vie quotidienne, cela concerne donc les services et les agents qui sont chargés de la prise en charge de nos retraités et le portage des repas, des agents qui s’occupent de nos enfants dans les écoles, qui les aident traverser la route ou qui les prennent en charge sur le temps du midi.

Il s’agit des agents du centre médical et du centre dentaire dont l’activité au sein d’un service public municipal fait reculer le renoncement aux soins, qui concerne pourtant aujourd’hui plus de la moitié de la population française.

Il s’agit des agents des MPT, de la médiathèque ou des écoles d’art qui permettent aux enfants de Villejuif d’accéder à la culture quelles que soit le revenu de leurs parents.

Il s’agit des services techniques et de la voirie, des agents qui nettoient les rues et entretiennent les parcs, les espaces publics et équipements de la ville fréquentés chaque jour par des milliers d’usagers. Sur ce dernier point, d’ailleurs, un travail important a été réalisé dans le cadre de l’élaboration du plan propreté qui marque des avancées notables dans l’amélioration des moyens dédiés à cette problématique essentielles pour les habitants, car il fait leur quotidien.

Il s’agit aussi, souvent, de services et d’agents qui, dans l’exercice de leurs missions, portent la responsabilité de répondre aux besoins de populations parfois très en difficulté.

Pour ce budget, cette année encore,  nous avons été constamment à l’écoute des habitants et nous les avons, autant que faire se peut, associés à l’élaboration des projets car la gestion d’un territoire ne trouve sa justesse que dans un rapport étroit avec ceux qui le font vivre. C’est exactement ce que me disait récemment une habitante d’Alexandre Dumas « Lors des assises nous avions demandé la réhabilitation du parc, nous sommes heureux de voir sa réalisation en concertation avec les habitants ». Dans ce quartier et le quartier Robert Lebon, particulièrement touchés par les effets de la crise, l’intervention de la ville a permis d’améliorer le cadre de vie tout en impulsant des dynamiques nouvelles impliquant les citoyens et favorisant le bien vivre ensemble.

 

Un service public doit, pour être efficace, traiter ces agents de façon égalitaire. Exiger l’investissement de chacun suppose de lutter contre le sentiment d’iniquité que certains agents peuvent ressentir, et qui, s’ajoutant parfois aux frustrations générées par le manque de moyens pour accomplir ses missions, crée de la souffrance et du découragement.

C’est pourquoi, notre groupe insiste sur l’importance de la refonte du régime indemnitaire construite, depuis un an avec les syndicats des fonctionnaires territoriaux, s'appuie sur la nouvelle politique RH afin de valoriser la technicité, la compétence, l'investissement, l'égalité entre les filières et accompagne les changements organisationnels et le travail en mode projet. C’est une condition nécessaire d’une meilleure reconnaissance de l’apport de nos agents, et donc demain d’une plus grande implication gage d’une amélioration de la qualité pour le service public municipal.

 

Je sais que pour certains membres de l’opposition au sein de ce conseil municipal, le budget de notre commune  n’est qu’une succession de colonnes de chiffres qui leur permettent ensuite de distribuer à notre équipe les bons et les mauvais points de gestion de la dette ou de rationalisation des dépenses.

 

Pour nous, les élus de la majorité, il s’agit d’un difficile travail d’équilibriste entre les contraintes financières, qui ne cessent de s’aggraver depuis 2008, la satisfaction des besoins légitimes d’une population en croissance et le maintien des taux d’impositions, depuis 4 ans, car, de toute évidence, une augmentation de ces taux pèserait trop sur le budget des ménages qui ont déjà vu, pour la plupart, leur pouvoir d’achat sérieusement amputé, notamment par l’augmentation des impôts au niveau national.

 

Malgré ces difficultés, nous avons su développer et améliorer la qualité du service rendu, grâce à l’engagement de nos élus et l’investissement de nos agents. Qu’ils en soient chaleureusement remerciés.

Je vous invite donc à voter ce budget, le dernier de ce mandat, car il porte la marque des valeurs qui nous animent et qui font de Villejuif une ville dynamique, humaine, solidaire et résolument tourné vers l’avenir. Bref, la ville pour tous que nous aimons et que nous continuerons à défendre.

Vote du PLU: Notre Ville a un bel avenir devant elle....

Intervention de Valérie Moncourtois

Maire adjointe, déléguée à l’Habitat, au Cadre de vie, et à la Gestion urbaine de proximité

C’est une grande joie pour nous, les élus du groupe communiste, partenaire et citoyen, de participer ce soir à l’aboutissement du plan local d’urbanisme. Il est le fruit d’un long travail collectif qui concrétise nos valeurs de solidarités et nos orientations politiques pour le développement harmonieux de Villejuif et le bien vivre ensemble de tous ses habitants.

Nous nous félicitons que ces orientations soient également partagées par la représentation de l’Etat et le commissaire enquêteur, qui n’ont émis aucune réserve sur le document présenté au cours de l’enquête publique. C’est reconnaître en cela que ce PLU a été pensé dans l’intérêt général, pour le bien-être des habitants d’aujourd’hui et de demain, pour leur rendre effectif le droit à la ville, le droit au logement, le droit au transport et afin d’assurer la possibilité à toute les catégories sociales de vivre et de travailler dans une ville humaine aux portes de Paris.

 

Car nous constatons hélas aujourd’hui que le développement de dizaines de métropoles en France - que cela soit Paris, Marseille, Nantes, Montpellier, Strasbourg -  se traduit invariablement par l’apparition d’une véritable fracture territoriale, économique et sociale entre les différentes catégories socio-professionnelles.

Dans les métropoles : les plus riches, qui cumulent tous les capitaux et jouent habilement avec les règles du marché libéral, et les très pauvres qui assurent les travaux les plus précaires et les plus pénibles dans les villes.

À l’extérieur des métropoles : ceux que le marché du travail élimine, ceux que la cherté des loyers repoussent plus loin dans des territoires de plus en plus en difficulté où l’emploi, les services publics, les transports, les structures de santé et l’accès à la culture deviennent rares du fait des politiques libérales d’austérité.

A contre-courant de cette tendance à laisser la spéculation marquer les territoires et décider de la vie de notre cité, nous avons fait le choix d’une démarche de concertation avec les habitants autour de valeurs fortes, afin d’élaborer un plan d’urbanisme qui lutte contre l’exclusion, quelle qu’elle soit.

Je voudrais d’ailleurs saluer la participation de centaines de Villejuifoises et de Villejuifois  à toutes les étapes de la concertation et de l’enquête publique. Ils ont beaucoup apporté à sa version finale, l’enrichissant constamment au fil du temps.

Cette méthodologie de co-construction et de participation citoyenne est une réussite. Elle nous pousse à travailler davantage dans cet esprit pour les projets futurs.

Mais elle a aussi hélas été l’occasion, pour certains politiciens locaux, de s’offrir une tribune et d’y cracher tout leur fiel… C’est le jeu démocratique.

Que n’avons-nous entendu sur les intentions douteuses et dissimilées d’infâmes bétonneurs mafieux que nous serions… Certains sont même allés jusqu’à franchir le Rubicon qui consiste à associer dans un lien de cause à effet le logement social et l’insécurité. Pour eux, il faudrait en finir avec le logement social, alors même que près de 4000 personnes sont inscrites sur les listes d’attentes. Pourtant, plus de 70% de nos habitants sont éligibles, du fait de leurs revenus, à un logement social car ils gagnent moins de 1500 euros par mois.

N’en déplaisent aux fâcheux, que la période actuelle décomplexe et qui n’hésitent pas à tirer à boulets rouges sur les réalisations de 88 ans de communisme municipal, nous ne nous contentons pas de lutter contre la flambée spéculative sur le foncier dans notre territoire. Nous favorisons aussi les parcours résidentiels dans l’accession sociale à la propriété et nous apportons notre aide aux propriétaires d’un habitat dégradé.

La mixité n’est pas un concept politique que nous agitons comme un chiffon pour le spectacle. C’est une visée à long terme : nous travaillons pour accueillir dans de bonnes conditions les nouveaux arrivants et pour permettre à ceux qui ont grandi ici d’y rester et d’y vivre bien.

Pour que les générations de Villejuifoises et de Villejuifois qui se sont battus pour obtenir des transports collectifs comme le métro et le tramway, qui ont su s’unir et travailler ensemble pour créer des services publics de qualité, le théâtre, la médiathèque, la piscine, les MPT, les conservatoire d’art ou le collège Karl Marxpuissent en bénéficier et ne soient pas chassés aux confins de l’Ile de France. 

C’est pourquoi nous nous sommes aussi attachés à créer une dynamique de développement économique par la valorisation de notre vocation scientifique et technique avec les structures hospitalières, nos écoles d’ingénieurs et le biopark, par la maîtrise des ZAC comme la ZAC Aragon et le futur Campus Grand Parc ou les chantiers du métro qui représentent une formidable réserve d’opportunités d’emplois et permettront à Villejuif de s’ouvrir encore davantage vers l’extérieur.

Nous avons écrit, avec les habitants, la ville de l’avenir et nous l’aménageons au quotidien pour offrir à chacun un cadre de vie agréable dans une perspective de développement durable. Le projet de rénovation urbaine des quartiers Sud, l’aménagement des espaces extérieur à Robert Lebon, la résidence Flora Tristan, le futur parc du 8 mai, le square Jean Ferrat, la coulée verte et l’allée André Guyonnet ou les maisons en bois de la rue du Dr. Antormachi sont autant d’exemple de belles réalisations à la portée de tous.

Bientôt, des constructions en hauteur, notamment autour de la RD7 rénovée, offrirons le double avantage de créer du logement et d’éviter l’étalement urbain sur des terres agricoles. De même, la préservation des jardins privés des quartiers pavillonnaires sur le tracé d’une trame verte et les projets multiples de raccordement à la géothermie sont autant de preuves tangibles que Villejuif prend sa part à la préservation des ressources et avance résolument vers une transition écologique qui bénéficiera aussi aux générations de demain.

Pour finir, j’aimerai sincèrement et chaleureusement remercier madame le maire, Philippe Le Bris, les élus du conseil municipal ainsi que les services de la mairie, qui ont œuvré à faire de cette vison politique commune une réalité.


vendredi 6 décembre 2013

HOMMAGE À NELSON MANDELA

A l’heure où me parvient la nouvelle tant redoutée de la disparition de Nelson Mandela, c’est avec une grande émotion que je me souviens de ce 13 octobre 1993, lorsque Nelson Mandela vint à Villejuif,  à  la  rencontre  des  habitants  de  notre  ville  qui  avaient  fait  de  lui  dès  1985  son  citoyen d’honneur. 


Mandela à Villejuif ! Ce symbole vivant de la lutte du peuple d’Afrique du Sud contre l’Apartheid qui avait passé 27 ans en prison, était désormais libre et lors de sa première visite en France,  il  avait  tenu  à  être  parmi  nous,  à  Villejuif :  son  arrivée  au  Théâtre  Romain  Rolland  est restée pour moi comme pour tous les Villejuifois présents un moment inoubliable.  

Prix Nobel de la Paix, Nelson  Mandela allait devenir le premier Président de la nouvelle Afrique du Sud  et incarner au plus haut point les valeurs de justice et de paix, de solidarité et de tolérance ; son combat et son action nous inspirent aujourd’hui comme elles  inspireront tous ceux qui ont à cœur de faire progresser les idées de culture de la paix. Faisons en sorte que son exemple reste vivant !

J’invite Villejuifoises et Villejuifois à rendre un premier hommage à Nelson Mandela, leur citoyen d’honneur, lors d’une cérémonie à sa mémoire devant notre Hôtel de Ville  le 12 décembre à partir de 18 heures,  à l’unisson de tous ceux qui, de par le monde, pleurent sa disparition.


Claudine Cordillot

Maire de Villejuif

 

LA LUTTE CONTINUE.


vendredi 8 novembre 2013

La Ville-Monde de demain nous appartient !

Fayçal ARROUCHE,

Maire-adjoint aux Finances

"L’inscription volontariste de notre ville dans des projets d’avenir, conçus avec les habitants et pour le plus grand nombre contre les intérêts privés et égoïstes, marquera les décennies à venir : Campus Grand Parc ; Tramway ; 3 nouvelles stations de Métro, du logement diversifié, du développement économique faisant la part belle à la formation et à l’emploi localisé ; un projet de rénovation urbaine des quartiers sud, etc. Villejuif prend son destin en main et forte de ses nombreux atouts (ville de sciences et hospitalière) deviendra une Ville-Monde respectueuse de la diversité. Une ville soutenable et agréable à vivre, solidaire et ouverte sur la Métropole de demain.

Pour autant, difficile aujourd’hui de nier l’ampleur de la crise frappant jusqu’au cœur de nos quartiers : pénurie de logements accessibles à tous, hausse du chômage et de la précarité, en particulier chez les jeunes et les séniors. Difficile de nier les effets de l’austérité sur le pouvoir d’achat des familles moyennes et populaires. Ce contexte mine le lien social et exacerbe la tentation du repli sur soi et du rejet de l’autre (le Rom, le Musulman, l’étranger). Lors du débat d’orientation budgétaire, nous avons insisté sur la mission des services publics locaux, plus que jamais nécessaires aux familles.

Nous avons au fil du temps construit collectivement des politiques locales - vecteurs de Solidarité- pour répondre à l’ensemble des besoins sociaux - de l’éducation et la petite enfance à l’accompagnement social des personnes âgées, en passant par le soutien aux jeunes, l’accès à la Santé, au Sport, à la culture et aux loisirs pour tous. Alors même que l’État nous enjoint de mettre en œuvre les rythmes scolaires et baisse les dotations aux Communes, en première ligne pour répondre aux besoins croissants de leurs administrés, nos politiques publiques seront maintenues et renforcées en 2014.

Et ce, sans hausse de la fiscalité, pour la 4ième année consécutive !"

jeudi 3 octobre 2013

Manuel, souviens-t-en...

Mais quand on est de gauche, on n’a pas la matraque en guise de cœur. C’est un Français d’origine manouche qui t’écrit et qui écrit au Français de fraîche date que tu es. C’est un fils de «brigadiste» qui se rappelle à toi. Souviens-t’en: "Celui qui n’a pas de mémoire n’a pas d’avenir".

Jean-Claude Lefort, Député honoraire, Fils de Manouche.

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vendredi 27 septembre 2013

« L'intelligence défend la paix » (Paul Vaillant Couturier)

La paix est l’avenir de l’humanité.

Elle s’édifie dans un mouvement inverse à l’égoïsme, à la volonté de domination et à la violence. Elle ne se construit que petit à petit, par l’éducation, dans le respect et l’échange avec l’autre, le différent, l’étranger.

À l’intérieur de nos frontières, la droite et l’extrême droite excitent les haines ordinaires qui tirent leurs sources de la peur de l’avenir et du manque de perspectives. Des politiciens sans scrupules montent les pauvres contre les moins pauvres, les habitants des pavillons contre les habitants de logements sociaux, les immigrés depuis quelques générations contre les immigrés tout juste arrivés. Ainsi, tant que le peuple se déchire, le monde de la finance peut continuer à engraisser ses actionnaires sans être inquiété. La famille Le Pen est son meilleur allié.

En dehors de nos frontières, comme en Afghanistan ou en Syrie, la guerre s’exporte bien. Des guerres entre les peuples qui servent les intérêts des grandes puissances : il est souvent question de réserves de gaz, de pétrole ou de pipelines. Et il est troublant de constater que si l’on ne trouve plus d’argent pour les hôpitaux ou le financement de la retraite à 60 ans, il reste des milliards pour faire la guerre. Seule l’intervention des citoyens peut faire la différence. Oui, la paix est un choix politique. Nous l’avons fait.

Nous cultivons l’amitié entre les peuples, en aidant Mirandola, notre ville jumelle sinistrée, ou en soutenant des projets de codéveloppement au Sénégal, à Haïti ou aux Comores. C’est aussi le sens de notre action au sein du réseau mondial des Maires pour la Paix, et de nos semaines de culture de paix, du 21 septembre, journée internationale de la paix instituée par l’ONU, jusqu’à la Corrida annuelle.

Du quartier à la planète, la paix se cultive patiemment. À Villejuif cela commence par l’amélioration des conditions d’habitat, d’éducation, de soins et de culture dignes pour chacun.


Alain Rouy

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