Élus communistes, partenaires et citoyens Villejuif

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vendredi 24 mai 2013

Jusqu'à quand la politique d'austérité?



Question au gouvernement de 


monsieur Jean-Jacques CANDELIER,  


Député communiste du Nord


le 21 mai 2013





Politique d’austérité et centrale d’Hornaing


« Monsieur le Premier ministre, la récession est confirmée. Le pouvoir d’achat régresse et le chômage atteint des records.

Ceux qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts peuvent se faire du souci, car votre gouvernement persiste et signe dans l’austérité.

Nous le disons avec force : pour développer l’économie et l’emploi, il faut faire le contraire de votre politique ! 

Au lieu d’interdire les licenciements injustifiés, vous précarisez les salariés et cassez le code du travail, main dans la main avec le MEDEF.

Au lieu de faire participer les revenus financiers au financement des retraites, vous voulez faire travailler les Français plus longtemps.

Au lieu d’augmenter tous les salaires, avec un SMIC à 1 700 euros bruts et l’indexation des salaires sur le coût de la vie, vous avez offert l’an dernier aux smicards un Carambar par jour, et vous gelez les traitements des fonctionnaires.

Au lieu d’orienter les activités en nationalisant les banques et les grands groupes industriels, comme Renault ou E.ON, dont la centrale d’Hornaing ne suscite guère votre intérêt, vous vendez les participations de l’État.

Au lieu de faire la révolution fiscale contre les plus aisés et le grand capital, vous augmentez la TVA, impôt injuste, pour financer un cadeau supplémentaire de 20 milliards d’euros au patronat.

Enfin, au lieu de remettre à plat ce carcan des peuples qu’est l’Union européenne, vous suivez docilement ses injonctions libérales.

Monsieur le Premier ministre, je n’attends rien car j’ai l’impression que le Gouvernement rame dans la falaise ! (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe UMP.) Mais je vous le demande : comptez-vous stopper votre politique d’austérité, qui mine la société et fait le lit de la droite et de l’extrême droite ? Et que prévoyez-vous pour nous aider à sauver la centrale d’Hornaing ?

 

Le lien vers la vidéo c’est par ici !

mercredi 22 mai 2013

Quand la préfecture n'assure plus le service public....

lundi 13 mai 2013

Interview de Sandra Da Silva Pereira

L’adjointe au maire, présidente du groupe des élus communistes, partenaires et citoyens, déléguée à la démocratie participative, à la citoyenneté et à la tranquillité publique répondait aux questions du journal mensuel municipal VNV de mai.


Comment définissez-vous la politique municipale en matière de sécurité?

 

À Villejuif comme ailleurs, les problèmes sont réels, rassemblements bruyants, rodéos, trafics, vols, agressions.... Il nous a semblé que ce sujet, comme les autres, c’est avec les Villejuifois qu’il fallait l’aborder. Nous croyons au partage apaisé de l’espace public et à l’engagement collectif et citoyen pour y parvenir. La ville travaille sur trois axes¢: prévention, éducation, répression. Elle y travaille avec tous les partenaires (Police, Justice, Éducation nationale, bailleurs etc.) qui agissent en fonction de leurs compétences. Nous coordonnons nos actions lors de nos cellules de veille mensuelles.

 

Quel doit être les rôles des éducateurs de rue et ceux des médiateurs ?

 

Éducateurs et médiateurs, ce ne sont pas les mêmes métiers, les mêmes missions. Les éducateurs sont des travailleurs de rue qui accompagnent les ados et les jeunes, interviennent dans les collèges et jouent un rôle  protecteur et accompagnateur (insertion professionnelle, santé, etc.). Nous avons une petite équipe d’éducateurs spécialisés « le Club espoir »qui agit surtout sur les quartiers sud. Mme le Maire a d’ailleurs obtenu un renfort de trois  postes de la part du Conseil Général. La mission des médiateurs est d’être sur le terrain en soirée, d’apaiser les conflits dans l’espace public, de participer à la lutte contre les incivilités. Un diagnostic complet a été élaboré et présenté aux habitants et aux partenaires. Pour le moment, nous étudions les possibilités de financement de ce projet auquel nous tenons.

 

Le tout « préventif»  n’est pourtant  pas la seule solution?

 

La ville ne fait pas que du préventif et n’excuse certainement pas les actes de délinquance, surtout quand il s’agit de vols avec violence (en  hausse) ou de trafics de drogues. Mais je rappelle  que le volet répressif est du domaine de ‘État,  qui seul garantit la sécurité à chaque citoyen.  Nous continuerons d’exiger un commissariat et  un renfort immédiat et conséquent de policiers.  En revanche, la sanction des incivilités (petites dégradations, déchets canins, dépôts sauvages)  est de notre domaine et nous avons la volonté d’intensifier nos efforts

 

jeudi 18 avril 2013

Muriel Roger, conseillère municipale déléguée à la lutte contre les discriminations et pour l'accès aux droits, interpelle le préfet sur la situation d'une famille Rom

Villejuif le, 18 Avril 2013

 

 

Monsieur Thierry LELEU

Préfet

Préfecture du Val de Marne

Avenue du Général de Gaulle

94011 CRETEIL Cedex

 

 


 

Monsieur le préfet,

Je souhaite attirer votre attention sur la situation de la famille Canalos-Lingurar, expulsée le  16 avril dernier du 2 rue des Guipons, dont le père, la mère et quatre de leurs enfants  ont été pris en charge par le 115. La grand-mère, le grand-père, suivi à l’Hôpital de la salpêtrière pour de gros problèmes de santé et l’aîné des enfants, âgé de 17 ans, sont eux restés à Villejuif, dans un habitat précaire.

Quatre des cinq enfants de la famille sont  scolarisés à Villejuif, à l’école Louis Pasteur, où ils ont toujours fait preuve selon l’équipe enseignante d’une particulière assiduité. Comme vous le savez, ils sont actuellement hébergés aux Plessis Trevisse, à la limite de Villiers sur Marne, ce qui rend le trajet jusqu’à Villejuif, chaque matin et soir, long et fatiguant.

Aux différents traumatismes liés à la grande précarité qu’ils subissent, et plus récemment leur expulsion, s’ajoute à présent la difficulté pour ces enfants de se rendre chaque jour à l’école où ils ont leurs repères, leurs habitudes, leurs camardes, leurs enseignants et prennent plaisir à apprendre. 

La nécessaire poursuite de leur scolarité dépend désormais d’une volonté indéfectible et courageuse d’intégration de la famille qu’il se doit d’encourager.

C’est pourquoi je vous serais reconnaissante de bien vouloir examiner avec la plus haute bienveillance la situation de cette famille et de leur proposer une solution de relogement qui permettrait aux enfants de terminer l’année scolaire dans de bonnes conditions. Par ailleurs je me permets d’insister sur le fait qu’il devra s’agir d’une solution incluant tous les membres de la famille actuellement séparés.

Je vous prie d’agréer, monsieur le préfet, l’expression de mes salutations républicaines.

 

 

Muriel Roger,

Conseillère municipale de Villejuif,

Déléguée à la lutte contre les discriminations

et pour l'accès aux droits

 

 

 

 

mardi 16 avril 2013

Acte III de la Décentralisation : Exigeons un référendum!

Appel de l’association nationale des élus communistes et républicains  pour un renouveau de la démocratie territoriale dans une République unie et solidaire


Alors que notre pays connait une grave crise de sa démocratie, le gouvernement annonce une réforme des institutions, l’Acte 3 de la Décentralisation.

Des années de politiques libérales ont affaibli les services publics et marchandisé la vie sociale. Pour poursuivre cette politique, il faut développer la compétition territoriale et éloigner la gestion des institutions publiques des choix citoyens, accréditant l’idée de l’impuissance de la politique et creusant le fossé entre les institutions et le peuple.

La crise mondialisée du capitalisme accentue le gigantesque bras de fer entre les peuples et les forces de l’argent. Il y a urgence à affirmer par le droit la primauté du politique sur l’économie et à permettre aux citoyens d’être enfin au centre des enjeux et des décisions. Oui, notre pays a besoin d’une grande réforme institutionnelle qui permette de combattre les fractures territoriales béantes, les inégalités sociales, une réforme qui réponde aux besoins humains, sociaux, écologiques, démocratiques d’aujourd’hui, des grandes agglomérations aux zones rurales.

Démocratie, solidarité, égalité de traitement, souveraineté populaire doivent être la trame d’une telle réforme qui affirme le choix de l’Humain d’abord.

La France a besoin d’une grande réforme, respectueuse du principe inscrit dans l’article 1er de la constitution« La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale…. Son organisation est décentralisée. »

L’État doit utiliser les moyens qui sont les siens pour garantir l’égalité des citoyens et la cohésion nationale, impulser l’économie et répondre aux besoins des citoyennes et citoyens. Il est plus que temps de redéployer et de renforcer en moyens humains et financiers les services publics.

C’est la libre administration des trois collectivités territoriales que sont la commune, le département et la région qui assure à notre pays son dynamisme démocratique. Et en premier lieu la commune, coeur battant de notre République, est l’échelon de base, le lieu de proximité, des projets et des décisions partagées, en somme le lieu de la participation citoyenne.

Il faut donc donner à ces collectivités les moyens de remplir les missions qu’elles portent auprès des populations. Pour cela il faut revaloriser les dotations d’État pour assurer une véritable péréquation au service du recul des inégalités sociales et territoriales, pour une coopération et non une compétition entre les territoires. Les collectivités doivent pouvoir accéder au crédit hors de la logique spéculative des marchés financiers.

Une réforme fiscale juste et ambitieuse doit voir le jour au plus vite, avec la révision des bases de la taxe d’habitation fondée sur les revenus, avec le rétablissement d’un impôt économique lié au territoire et une taxation des actifs financiers des entreprises répartie équitablement.

En ce sens toute nouvelle construction administrative intercommunale doit répondre aux besoins des administrés, considérer une pertinence géographique, et relever de la volonté des collectivités concernées. Et non pas à contrario être le fruit d’une construction purement administrative répondant aux aspirations de compétitivité et d’austérité.

Nous voulons donc une grande réforme institutionnelle empreinte d’audace et d’ambition pour une démocratisation sans précédent de nos institutions. Et cela passe par la construction d’une nouvelle République, une VIème République, par l’instauration de la proportionnelle, la citoyenneté de résidence avec le droit de vote local aux étrangers, et l’institutionnalisation de la démocratie participative à tous les niveaux.

Cela nécessite aussi la mise en place d’un véritable statut de l’élu qui favorisera, comme l’indique la Constitution, « l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux » sans distinction d’origine sociale, ainsi qu’une audibilité des milliers d’acteurs qui, sur l’ensemble de notre territoire, inscrivent la démocratie dans le réel.

Or, L’Acte 3 de la décentralisation est à contre-courant de cette ambition , des aspirations et des besoins de la population Ce projet offrant de nouveaux débouchés au capitalisme, en asservissant encore plus les collectivités au profit du secteur privé par le démantèlement des services publics locaux et la généralisation des Partenariats Publics Privés.

Il s’inscrit dans un recul démocratique, visant à museler les citoyens et les résistances potentielles : en les éloignant des élus, en les privant de pouvoir d’intervention, en mettant en concurrence les territoires et leurs habitants.

Ce projet de loi poursuit le même objectif que celui du gouvernement précédent : rien sur la démocratie, sur la nécessaire implication des citoyens, rien sur les services publics, rien sur les institutions au service des besoins humains, et 4 milliards de dotation en moins d’ici 2015. Au travers des métropoles et des grandes régions, le projet d’Acte 3 remet en cause l’unicité de traitement républicaine, il ouvre la porte au démantèlement du territoire national et à une soumission encore plus grande aux différents traités et directives européennes visant à imposer l’austérité aux peuples.

La Métropole Lyonnaise d’intérêt européen, un des fers de lance de cette réforme territoriale, incarne la concurrence libre et non faussée entre les territoires de la République, le sacrifice des échelons démocratiques sur l’hôtel de la finance.

La Métropole Lyonnaise couperait le territoire rhodanien en deux, sans d’ailleurs que les populations concernées soient consultées : l’urbain d’un côté et le rural de l’autre. Quel serait l’avenir de la moitié du plus petit département de France ? Ces territoires déjà touchés par la désertification du service public, où le chômage touche des familles entières, et où l’abstention et le FN ne cessent d’augmenter.

Là où il est justement urgent de redévelopper le service à la personne et de faire vivre la péréquation territoriale. Concurrence entre les territoires donc, mais aussi éloignement entre la population et les prises de décision. Voilà les deux piliers de ce projet « Métropole ».

A l’heure des débats sur le non-cumul des mandats, c’est l’accumulation des pouvoirs dans les mains de quelques notables et la déconnexion du quotidien des administrés qui se fait jour.

L’annonce par le gouvernement du retrait du projet de loi initial pour le représenter en trois parties distinctes témoigne des oppositions réelles rencontrées.

Mais l’objectif reste le même et le signal fort du référendum alsacien n’est pas entendu. Jean-Marc Ayrault confirme l’eurométropole lyonnaise comme une priorité de la loi.

Nous refusons ce passage en force et appelons habitants et salariés du Rhône à s’en mêler et à exiger un référendum car ils doivent avoir le dernier mot.

jeudi 11 avril 2013

La leçon de Nicosie

par Serge Halimi, avril 2013, Le Monde Diplomatique


Tout devenait impossible. Augmenter les impôts décourageait les « entrepreneurs ». Se protéger du dumping commercial des pays à bas salaires contrevenait aux accords de libre-échange. Imposer une taxe (minuscule) sur les transactions financières exigeait que la plupart des Etats s’y rallient. Baisser la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) requérait l’aval de Bruxelles…

Samedi 16 mars 2013, tout a changé. Des institutions aussi orthodoxes que la Banque centrale européenne (BCE), le Fonds monétaire international (FMI), l’Eurogroupe et le gouvernement allemand de Mme Angela Merkel ont tordu le bras (tremblant) des autorités chypriotes afin que celles-ci exécutent une mesure qui, décidée par Hugo Chávez, aurait été jugée liberticide, dictatoriale, tyrannique, et aurait valu au chef d’Etat vénézuélien des kilomètres d’éditoriaux indignés : la ponction automatique des dépôts bancaires. Initialement échelonné entre 6,75 % et 9,90 %, le taux de la confiscation correspondait à près de mille fois le montant de cette taxe Tobin dont on parle depuis quinze ans. Preuve était donc faite : en Europe, quand on veut, on peut !

Mais à condition de savoir choisir ses cibles : ni les actionnaires, ni les créanciers des banques endettées, mais leurs déposants. Il est en effet plus libéral de spolier un retraité chypriote en prétextant qu’on vise à travers lui un mafieux russe réfugié dans un paradis fiscal que de faire rendre gorge à un banquier allemand, à un armateur grec, à une entreprise multinationale abritant ses dividendes en Irlande, en Suisse ou au Luxembourg.

Mme Merkel, le FMI et la BCE n’ont cessé de marteler que le rétablissement impératif de la « confiance » des créanciers interdisait à la fois l’augmentation des dépenses publiques et la renégociation de la dette souveraine des Etats. Les marchés financiers, prévenaient-ils, sanctionneraient tout écart en la matière. Mais quelle « confiance » accorder encore à la monnaie unique et à sa sacro-sainte garantie des dépôts bancaires si n’importe quel client d’une banque européenne peut se réveiller un matin avec une épargne amputée pendant la nuit ?

Les dix-sept Etats membres de l’Eurogroupe ont ainsi osé l’impensable. Ils recommenceront. Nul citoyen de l’Union ne peut dorénavant ignorer qu’il est la cible privilégiée d’une politique financière décidée à le dépouiller du fruit de son travail au prétexte de rétablir les comptes. A Rome, Athènes ou Nicosie, des marionnettes indigènes semblent déjà résignées à mettre en musique les consignes données en ce sens par Bruxelles, Francfort ou Berlin, quitte à se retrouver ensuite désavouées par leurs peuples.

Ceux-ci devraient tirer de cet épisode chypriote autre chose qu’une rancœur sans portée : le savoir émancipateur que pour eux aussi tout est possible. Au lendemain de leur tentative de coup de force, l’embarras de certains ministres européens trahissait peut-être leur crainte d’avoir démenti sans le vouloir trente ans d’une « pédagogie » libérale qui a fait de l’impuissance publique une théorie de gouvernement. Ils ont ainsi légitimé d’avance d’autres mesures un peu rudes. Elles pourraient un jour déplaire à l’Allemagne. Et viser des cibles plus prospères que les petits déposants de Nicosie.

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